Réfugié dans un coin
et observant de loin
la foule qui onduuuuuuuuu
leuh.

30/01/2006

30/01/06 - 19:32

Pensées venteuses derrière un oeil humide...

(mais ce n'est que le rhume)




C'est les mecs, tu les vois arriver face à toi de l'autre bout de la rue. Et tu sais. Tu SAIS qu'ils vont te demander une clope.


J'ai repensé à cette chanson "Blue Monday"...non, non,non,non, le lundi c'est vraiment pas mon jour.


J'ai remarqué que dans ma librairie, le rayon qui est le plus dévasté à la fin de la journée, c'est le rayon "Recherche d'emploi". Aucun respect, tout est mélangé, les piles sont tombées, on retrouve des livres sous l'étagère. LES CHOMEURS SONT DES SAGOUINS !
Je leur souhaite d'en retrouver un, de taf. Ouais, DANS UNE LIBRAIRIE.


Claire, elle est cool. Elle est toujours d'humeur égale, je l'entends si rarement se plaindre. Pourtant elle aurait des motifs. Bosser avec moi, par exemple. Ca oui, elle aurait des motifs...des motifs... hi hi hi , je suis en train de l'imaginer avec des motifs ! Des rayures, des fleurs ou un joli Ecossais. Je lui en parle demain.


Hier soir, mes quelques conversations sur internet ont été brutalement interrompues...par le fait que je suis tombé comme une masse ! J'ai failli m'endormir la tête sur mon clavier, alors j'ai éteint.


Je pense à Julien, mais je ne l'appelle pas, comme d'habitude...


Hier j'ai commandé un super pantalon en velours à énormes côtes, sur le site de La Redoute. C'est la première fois que j'achète des fringues sur internet. Je sais pas pourquoi mais je parie que je vais le regretter. Mais depuis le temps que je rêvais de velours...


Je me demande ce que va donner ma prestation inoubliable, le soir de sa diffusion sur France Culture . Hum...20 secondes de ma voix, noyée dans de la musique. Oh, God, ils ont choisi un morceau d'Army of Lovers !!!


Pour finir, j'aurai une pensée pour une certaine Mlle F, qui doit se traîner ce soir un blues carabiné. J'espère qu'elle a des amis pour la sortir un peu...
Franchement , après avoir eu chaque soir, pendant quinze jours, 13000 personnes à vos pieds, qui crient votre nom, après avoir été un diamant vers le quel des stroboscopes projettent leurs flashes, après avoir noyé sa voix dans les basses et le dolby surround... ça doit être dur, très dur, de se retrouver chez soi, à 19heures, avec RIEN à faire ce soir...

...en fait c'est un peu mon cas aussi . Mais vous pourrez me retrouver , en live, dès demain, dans mon rayon Economie-Gestion...


And I think to myself...well...je dis rien, mais j'en pense pas moins.





Oh...j'ai appelé Julien.

Répondeur.

29/01/2006

29/01/06 - 22:02

Pourquoi mourir idiot ?

GA, grande encyclopédie en ligne. On va les niquer, chez Wikipédia !

[www]

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Et j'en passe ! La culture est aussi sur GA.

29/01/06 - 20:21

The Farmer's conclusion. (Cloture officielle de la semaine Mylèèèène sur mon blog)

Voilà, on est dimanche et, cette semaine, j'ai quand même réussi à pondre NEUF articles concernant la chanteuse dont je tairai le nom pour protéger les innocents... Le comble, quand on pense que je passe mon temps à vanner ses fans. Quand je dis que je fonctionne par lubies, vites remplacées par une nouvelle lubie, c'est que je me connais plutôt bien...

Quoi qu'il en soit , il semblerait que je n'ai pas été le seul cette semaine, à nager en pleine Mylène-Mania. Des dizaines d'inconnus ont atteri sur le blog de Mistermoi, en cherchant de l'info sur la chanteuse.( Les pauvres, ils ont dû être servis, avec mon récit-fleuve du concert , totalement improbable et bien entendu absolument bidon ) Ces chers inconnus, les voici. (c'est une sélection)



FAN DE JET SKI ???? Mort de rire. (si si, ça a un rapport !)

LE BATTEUR ABRAHAM LABORIEL JUNIOR : Bien entendu , le batteur du concert. Une bête de batteur, une moissonneuse-batteuse, avec en plus une très belle voix. RESPECT. Sauf que moi je l'avais rebaptisé Moses Laborious...(ce qui est très fin , vous en conviendrez...)

PRINCESSE LEIA NUE: Ben oui, entre les costumes hallucinogènes et les coiffures acrobatiques, j'ai bel et bien affublé Mylèèèène de macarons dans mon compte-rendu du concert. Par contre c'est hallucinant ce que les gens peuvent fantasmer sur la princesse galactique et ses petites culottes-laser.

GAY FILM A VISIONNER SUR MON ORDI TOUT DE SUITE GRATUIT. Alors là , aucun rapport, pour le coup :) Pour ça, mon gars, va voir le type aux 800 chaînes gratuites payantes. Y'a pas écrit PINK TV, ici. (Et entre nous, j'adore la formulation de sa recherche. Ce mec, il doit frotter son unité centrale en s'attendant à ce qu'un génie en sorte...)

AL CAPONE. Retardataire !!!! C'était la semaine dernière, Al Capone. Pas de bol, t'as eu Mylène, bien fait!

DANSEURS FLAMENCO DE MYLENE FARMER. J'en connais qui ne se sont pas remis des danseurs torrides avec leurs chemises ouvertes sur des pectoraux saillants d'où perlaient de fines gouttes de sueur , ni de leurs pantalons noirs moulants qui... Heu...je vais aller boire un verre d'eau.

SHUT THE FUCK UP MYLENE. Ca parle de soi-même. Ben bravo, t'as réussi. Plus de Mylène, terminé. Voilà. La semaine est finie, et dès demain, je passe à Natasha St Ciboire , voire à Calogero (Vous allez en chier !!!)

Maintenant, cher fan hystérique de Calogero, laisse mon blog tranquille, merci. Va te taper des films gay gratuits sur ton ordi tout de suite en compagnie de la princesse Leia nue et des danseurs de flamenco au grand complet mais je reprends le contrôle de ce blog. Allez, va-t-en !!!

Redonne-moi l'autre bout de moi ,
Rechemevèle, lefaireselècheuuuuh... (jamais compris la deuxième phrase)
Redonne moi la mémoire de ma... heu...
Petite chèèèèvreuuuh...

Et merde.

A vous les studios.

29/01/06 - 18:29

Alors moi, par acquit de conscience, je me rends benoîtement sur le site que le Monsieur il m'a indiqué par voie de chat, pour mener mon enquête... (ET NON, pas pour voir le film de boules sur la chaîne 34 , ok ???)

Et là il s'avère que l'accès aux 800 chaînes de télé gratuites est...PAYANT ! Mort de rire !

Du coup, c'est moins drôle, ça signifie que GA sert désormais à des gens pour faire de la pub gratos pour leurs sites payants. Donc, à l'avenir, Prudence et méfiature .

Remarquez, on a déja eu des orphelins Béninois qui nous réclamaient de la thune...J'ai même été sollicité , par la messagerie de GA , afin de faire transiter plusieurs millions de dollars hors d'un pays lointain, pour les mettre à l'abri d'un régime autoritaire et préparer la fuite d'un opposant à ce même régime (GROSSE récompense à la clé, celà va sans dire...)

Je m'attends d'un jour à l'autre , à recevoir des messages de meufs Russes me demandant de bien vouloir dépasser mon égoïsme de petit pédé Parisien , et de les épouser.

(Hum...celà dit...heu...ça fait bien le ménage, les meufs Russes ??? )

29/01/06 - 17:52

Mais pourquoi suis-je aussi méchant ?



Sorry, mate, pour cette réponse un peu Serbe.

C'est parti tout seul.

(Ah, c'est le titre du film, aussi ?)

29/01/06 - 15:28

I'm the king of the divan....



L'est content, Misterblue.

Bêtement content de passer un dimanche de glandage maximum.

Entre fumage de clopes noires aromatisées au chocolat, mangeage de trucs en boîte et de chocolats de Noël , regardage de vidéos stupides généreusement léguées par l'ami Cyro , écoutage de chansons généreusement bootléguées par Marc, discutage avec mes potes sur msn ou encore au téléphone... Bien au chaud... je ne sortirai d'ici que par la force des baïonettes , c'est certain ! Je profite encore mieux de mon horrible appartement qui me tombe sur la gueule , maintenant que je sais que je pars d'ici au printemps ...

Et NON, je ne mettrai pas le nez dehors pour aller voir Brokeback Mountain, mais foutez moi la paix à la fin :)


Voilà, c'était "Les aventures super interessantes d'un libraire en weekend". Si ça continue, je mettrai sur ce blog des Podcasts où on me verra en train de roupiller, et des fichiers son de ma respiration, la nuit. Ce sera au moins aussi passionant.

29/01/06 - 00:04

Là...



...je fais la tête du mec de GA qu'à toujours pas vu Bareback Mountain, et qu'en a toujours pas envie, à priori...

...en même temps, j'avais pas envie, à priori, de me faire un concert de.... et pourtant... comme quoi...

28/01/2006

28/01/06 - 23:53



Hier soir, j'ai fait danser une salle pleine de lesbiennes (et quelques hétéros et quelques pédés quand même) jusqu'à cinq heures du matin. Certaines filles ont même fini en soutif (certaines même ont fini par l'enlever, dans la joie du moment )

Alors pardonnez-moi si je me la pète un peu.

27/01/2006

27/01/06 - 08:16

It's Friday !

Mylène Farmer et moi vous souhaitons un excellent vendredi !



Là, elle dit "Je suis extrêmement heureuse de vous retrouver!!! Vous allez Bieeeeen ???? Y fait chaud ici, y fait chaud la-bas??? "

(Ca doit être la méthode Coué,parceque franchement ce matin, on se les gèle...)



Ok, ok, je me suis donné une semaine pour délirer sur Mylèèèèèène (j'ai bien le droit d'assumer mon côté pétasse une fois de temps en temps, et c'était l'occasion, non? ) Mais je vous assure que ça va retomber comme c'est venu. Après, j'arrête :)


Mais aujourd'hui c'est vendredi, alors , TOUS AVEC MOI !!!
" ...c'est une belle journée ! (Allez vous coucher)"


Et , au passage,HAPPY BIRTHDAY , PTITE SOEUR !!! (putain, trente ans ...)

26/01/2006

26/01/06 - 22:11

Spéciale dédicace a Esteban et à Matt...

Alors je sais que je suis pas super top sur celle-là ,mais de ce paradoxe, je ne suis complice, putain. Souffrez qu'un autre, en moi se glisse, une fois de temps en temps, merde, quoi, on peut pas toujours être d'humeur égale!


Sur celle-ci , je réfléchis et je me rends compte avec tristesse que je suis d'une génération carrément désenchantée... Tout est chaos, à côté... (heu , à côté de quoi, au fait ?)



Là , j'ai les yeux qui brillent dans le noir (batteries not inclued), parce que je me souviens que les autres sont là, et ça me fait vachement plaisir de me sentir moins seul. En même temps, restons prudents , QUI est l'autre, quel étrange messager, hein? C'est pas parceque son silence est vaguement familier qu'il faut se laisser aller immédiatement à la confiance. Il est des heures où...je veux dire...les temps sont lâches , l'amour est tellement plastique.
Tu vois? Bon, je fais quand même encore un peu confiance à mon prochain...j'y peux rien, c'est au delà de mon contrôle...

26/01/06 - 21:42

Alors là, je dis...



...heu... pas grand chose, en vrai... Alors pourquoi l'écrire ?


Ben... comme dit Mr Pheel, qui a oublié d'être con, je mets des pièces dans le parcmètre. Je veux pas aller récupérer mon blog à la fourrière, c'est chiant...

25/01/2006

25/01/06 - 08:23

Air réjoui du matin :)



Hey , cher journal , avec tout ça , j'ai carrément oublié un truc essentiel ! Hier dans la journée, j'ai eu une bonne nouvelle :



Dans 3 mois, j'ai un nouvel appart !!!



YYYYEEEPEEE!!!!

Je le SAVAIS, que ce plan là allait marcher , je ne sais pas comment , mais je le SAVAIS.

Je vais enfin pouvoir quitter cet appartement sombre et humide où je vis, et attaquer au printemps une vie plus confortable dans un endroit où je m'appliquerai à être TRES BIEN!

Je vais enfin pouvoir rouvrir les portes de ma maison à ceux que j'aime, ce qui symboliquement est très important.

En plus, je vais pouvoir redevenir Parisien ! Cool . Finis les 3/4 heures de métro avec changement pour aller au taf ou même boire un verre avec mes potes.

Je prends la pleine mesure de cette nouvelle ce matin au réveil , et je dis : YES ! Ca va être une bonne journée !

25/01/06 - 02:23

Deux réflexions me viennent, à la relecture de l' article rageur que je viens de poster...


Quand je leur ai fait un doigt , maintenant que j'y pense, je ne leur ai pas dit "Je vous encule " mais j'ai sifflé entre mes dents un FUCK YOU venu de je ne sais où. Bizarre, non, de retrouver son Anglais dans un moment où on perd la boule?


Et puis , en fin de compte, même si je suis content de me rendre compte que je sais me foutre en rogne...je dois bien me rendre à l'évidence : ils ont gagné, c'est moi qui suis parti. Je plains ceux qui sont restés à côté d'eux. Pas de doute ainsi c'est sans doute une fuite, mais y'a des moments où il faut savoir laisser les bouseux de ce genre
dans leur fumier , non? Et éviter des ennuis disproportionnés... You wanna stay alive/better do what you can/so beat it/Just beat it / Huuu !



(Keep control/of me/ Try to keep/ The frequency.)

25/01/06 - 01:53

BLAIREAUX: 1, MISTERBLUE: 0.

J'ai bien peur, cher journal, que la semaine "Mylène Farmer" de Misterblue ne continue avec cet article. Mais NE FUYEZ PAS ! Ce n'est pas d'elle que je vais parler ici, du moins seulement en toile de fond.

Il se trouve que dans l'après-midi, j'ai réalisé que ma ptite soeur et sa copine (oui, ma soeur a une copine) allaient voir le concert de Mylèèèèène à Bercy ce soir. Je me disais, p'tain, elles ont de la chance, elles vont s'éclater en découvrant tout ça, surtout soeurette, qui elle, est une VRAIE fan . Elle piaffait déjà d'impatience depuis des mois. J'imagine dans quel état elle a dû être toute la journée, là. Elle a quand même sa place dpuis un an!

Puis je me suis dit que j'aurais bien aimé y être allé le même jour, avec elle, rien que pour voir ce que ça lui ferait. Si MOI j'ai vachement aimé, alors... Puis je me suis dit que , en fait ...j'avais carrément envie de revoir ce spectacle.

Puis ça m'a trotté dans la tête tout l'aprem de manière incontrôlable et même qu'en sortant du boulot...j'ai foncé à Bercy, où j'ai trouvé sans le moindre problème une place au marché noir à un prix franchement raisonnable!!!Je dois être en phase maniaque, en ce moment , et ce qui suit tendrait à le prouver...




Je répète : JE SUIS RETOURNE VOIR MYLENE FARMER UNE DEUXIEME FOIS (et je vous emmerde).



Mais alors tout ne s'est pas passé comme prévu.Déjà, je n'ai jamais réussi à retrouver les filles (portable éteint, foule compacte, etc...) Bon, jusque là , pas grave. Mais j'en viens là où je voulais en venir .


A PARTIR D'ICI, JE TIENS A PRECISER QUE TOUT CE QUE JE VAIS RACONTER EST ABSOLUMENT VERIDIQUE.


Ma place étant numérotée, je m'installe sur mon siège dans les gradins. L'avant-spectacle commence. Il s'agit d'une projection.
Au milieu de ce court-métrage, un peu longuet mais visuellement magnifique, les six sièges vides juste derrière moi se remplissent d'un coup avec l'arrivée d'un groupe. Trois mecs, trois filles. La trentaine passée. Les filles se mettent ensemble, et les mecs aussi, juste derrière mon dos.
Alors qu'ils ont raté le début du film, ils commencent à faire des réflexions déplacées comme quoi celui-ci les fait grave chier, comme quoi c'est moche, et puis long, comme quoi y'a même pas de culs ni de nichons dans ce film de cons.
Je tiens une ou deux minutes à ce régime, essayant de rester concentré sur le film. Quand un des mecs dit en criant pour couvrir le son du film :"Hé t'sais, c'est génial quand ils font des trucs de motos, ici, j'y étais avec Sandrinne l'année dernière" et que l'autre répond "Ha OUAIS ???", je ne tiens plus!

Je me retourne et leur dit simplement : "Hé..."

Les mecs me regardent, puis me disent que c'est chiant grave, ce film. Je leur répond que NOUS (mes voisins de gradins et moi) avons eu la politesse d'arriver à l'heure et que comme on a vu le début on essaie de suivre. Bon, apparemment , ça les étonne qu'un nabot tout seul les agresse de cette façon, ils la bouclent enfin.

Puis, entracte. Leurs commentaires repartent. Sur le fait que Bercy c'est quand même plus grand que le Zenith de Clermont (je découvre avec HORREUR qu'ils viennent de la même ville que moi , et ça ne m'étonne pas, finalement). Puis je réalise que si j'ai été émerveillé comme un gamin devant le concert la première fois , Mylene Farmer semble déclencher D'AUTRES SORTES de rêves chez les hétéros. En effet , la conversation embraye sur des questions comme : Est-ce qu'elle sera à poil ? Est-ce qu'on verra sa culotte? Est-ce que ses danseuses seront à poil?
Inutile de dire que je suis à deux doigts d'exploser. Je pense à leurs copines, assises à côté d'eux, et comme cette conversation doit les rabaisser, les humilier. J'ai honte pour eux et je ne veux plus les entendre.

Mais lorsque le concert commence, avec un volume sonore pourtant proche de l'insupportable, ils se mettent à se parler en criant par dessus la musique.

Histoire de faire monter le truc, l'intro est un peu longue avant que Farmer n'apparaisse, et un des mecs hurle :
"ARRÊTE TON CINEMA !!!!".

Après quoi sur les premiers morceaux, "son costume est moche, et c'est du playback, et ses danseuses sont toutes NOIRES , et quand elle va se désapper? Parceque quand même elle est encore grave bonne à son âge. QUEL AGE ELLE A , AU FAIT ??? ET C'EST QUOI CETTE CHANSON, J'LA CONNAIS MÊME PAS !" Misterblue se mange les doigts jusqu'au poignets, là...

A un moment du concert (...hum, comment raconter ça sans gâcher la surprise à ceux qui ne l'ont pas encore vu...)... disons qu'on peut voir Mylène Farmer de relativement près, si on est au bon endroit. Et nous , on a du bol. On peut. Et alors les trois connards se mettent à siffler , et à échanger, en criant, des commentaires comme " PUTAIIIIN,ELLE EST A DEUX METRE ET ELLE EST MÊME PAS A POIL !" et HA-HA-HA-HA-HA !!!!

Puis, alors qu'elle est encore toute proche (même si j'ai du mal à l'entendre chanter , à cause des gros blaires), un autre demande à son pote : "ET LA, TU BANDES PAS ?" et HA-HA-HA-HA-HA...

Là, j'attends que la chanteuse soit hors de portée pour taper mon scandale, mais dès que c'est le cas, j'y vais . Je me transforme instantanément en MISTERGREEN , rayons Gamma, etc, je me retourne vers les trois mecs et ...je vous livre l'échange qui suit. (à lire en haussant le ton au fur et à mesure)

MOI : -"Mais vous allez la fermer maintenant ,putain ?

Blaireau 1 : -quoi, qu'est-ce qu'y a? qu'es'tu veux? T'as qu'a rester chez toi, c'est un concert ici.

MOI : Ben justement ,vous le regardez, le concert et vous fermez vos gueules,vous faites chier tout le monde, là!

MES VOISINES DE GRADINS : -Oui, c'est vrai, hein...

BLAIREAU 2 :-Si tu veux la fermer t'as qu'à aller à un enterrement!!!

MOI- Va bientôt y en avoir un si ça continue ,VOOOS GUUEEUUULES!!!!!

Blaireau 3 : - QUOI ??? QU'EST CE QU'IL A DIT ??? QU'EST-CE QU'IL T'A DIT ???

BLAIREAU : -QU'Y VA NOUS CASSER LA GUEULE! PEDE,VA!"




Et là, moment héroïque qu'on contera à nos petits enfants le soir au coin du feu...


Je me lève d'un coup en pivotant (mes voisines sursautent) , je lève le poing au dessus du mec assis juste derrière moi. Je ne sais même pas comment je me retrouve dans cette position. Le mec se lève, il est plus haut que moi, forcément, suivi de son pote d'à côté. Le mec m'attrappe par le col , j'enlève sa sale patte de connard des Volcans de mon blouson en lui démontant à moitié le poignet (enfin j'espère). Il va me frapper, c'est une question de milliseconde. J'entends une des meufs qui crie "Arrête, Steph!"...

Et je dois me rendre à l'évidence. Qu'est-ce que je peux faire? Me fighter avec TROIS gros cons d'Auvergnats? Moi qui ne sait même pas comment on met un coup de poing? Et POURQUOI PAS ???

A ce stade, mon corps vit sa propre vie, je ne le tiens pas. Mon corps fait un doigt d'honneur aux trois distingués damoiseaux, un rictus haineux sur la face, je bondis hors de ma place...et je me retrouve à remonter l'allée quatre à quatre, jusqu'à atteindre une travée où je peux me barrer le plus loin possible de ce troupeau de connards de merde nauséabonds!!! Ne plus les voir, ne plus respirer le même air, sinon je LEUR ARRACHE LA GORGE AVEC LES DENTS!!!


Et puis là... je me calme, je fume une clope, et je regarde peinard la fin du concert debout dans une allée des gradins. Là au moins on peut danser.

And I think to myself : "What a wonderful world "

Mais "Fuck them all" quand même.

24/01/2006

24/01/06 - 10:35

Bon, on me refile THE questionnaire, alors...

OK...



1/ UNE FOIS MA MERE...a répondu distraitement "J'suis contente que c'est chouette" à un truc que je lui racontais. Elle en avait rien à foutre.

2/ JE N'AI JAMAIS ...eu l'esprit logique.

3/ QUAND J'AVAIS CINQ ANS... j'étais un enfant tellement calme et contemplatif que ça inquiétait mes parents.

4/ LE COLLEGE C'ETAIT... un calvaire imposé pour commencer à brimer votre envie de rêver.

5/ JE N'OUBLIERAI JAMAIS...la chance que j'ai d'être encore ici.

6/ UNE FOIS J'AI RENCONTRE...Martin Gore de Depeche Mode. J'ai pu discuter un moment avec lui. On a parlé matos et il a été précis.(Une fois j'ai rencontré Eddy Mitchell, il a failli m'écraser à un passage piéton)

7/ IL Y A CE TYPE QUE JE CONNAIS...depuis quatre ans mais c'est comme si je le connaissais depuis toujours.

8/ UNE FOIS DANS UN BAR...j'ai attendu quelqu'un qui n'est pas venu. Parcequ'il était mort la nuit précédente.

9/ A MIDI,EN GENERAL... je mange en face de mon boulot et Anne-Marie m'offre le café.

10/ LA NUIT DERNIERE... j'ai fait un rêve avec Harry Potter. Je l'aidais à se tirer d'un truc emmerdant, et puis ma soeur est arrivée.Ca m'a gonflé.

11/ SI SEULEMENT J'AVAIS...un peu plus foi en moi et en l'être humain en général.

12/ LA PROCHAINE FOIS QUE J'IRAIS A L'EGLISE /SYNAGOGUE/MOSQUEE/AUTRE...c'est qu'on m'y aura traîné par les cheveux.

13/ J'AIME BIEN...serrer les gens dans mes bras...découvrir un bon disque ou un bon film...Tenir la tête de Julien dans mes mains...faire du shopping en sachant que je peux acheter ce que je veux...faire du lèche-vitrines quand j'ai un loyer de retard...glander dans les bars...regarder les fenêtres et imaginer les gens qui vivent derrière...etc...etc...etc...

14/ QUAND JE TOURNE LA TÊTE A GAUCHE, je vois une photo de mon amûûûûr , et aussi un synthétiseur qui ne me sert à rien en ce moment.

15/ QUAND JE TOURNE LA TÊTE A DROITE,je vois les profondeurs d'Internet , derrière un écran qui empêche de tomber complètement dedans.

16/ TU SAIS (bien) QUE JE MENS... Tu sais bien que j'ai froid dedans... heu, pardon.
Non, en fait , souvent on ne peut PAS se douter que je mens. Je crois que je suis devenu assez bon.

17/ A LA FAC...j'y suis allé pour apprendre le cinéma. J'en suis ressorti en n'ayant plus le moindre désir de faire un jour des films.

18/ SI J'ETAIS UN PERSONNAGE DE SERIE TV ... je serais un personnage d'arrière-plan. Je préfère.

19/ LE MÊME JOUR L'AN PROCHAIN...je me demande bien où je serai. Va savoir. Mais je ne m'inquiète pas trop, j'y vais cool :)

20/ LE PSEUDO QUI M'IRAIT MIEUX C'EST : heu..." bébé?"

21/ J'AI DU MAL A COMPRENDRE le plaisir d'avoir un ennemi.

22/ SI JE RETOURNE A L'ECOLE UN JOUR...j'en mourrai, probablement.

23/ TU SAIS QUE JE T'AIME BIEN PARCEQUE...je te le dis.Faut pas avoir peur de le dire.

24/ SI JE GAGNE UN PRIX, LA PREMIERE PERSONNE QUE JE REMERCIERAI SERA :
celle qui m'a donné le prix, probablement. Je dirai "merci", poliment.

25/ J'ESPERE QUE DEMAIN SERA...bien là, à mon réveil.

26/ SUIVEZ MON CONSEIL : faites ce que je dis , pas ce que je fais.

27/ LE MEILLEUR DES P'TITS DEJ, C'EST ... bof, je suis pas difficile, tant qu'il ya du café.

28/ LA CHANSON QUE J'ADORE MAIS QUE JE N'AI PAS C'EST... ben ... quand j'adore une chanson, il FAUT que je l'aie, alors là je vois pas.

29/ SI VOUS VISITEZ MA VILLE NATALE , JE VOUS SUGGERE de vous bourrer de L.S.D d'abord, sous peine de périr d'ennui et de sinistrose. "Everyday's like sunday. Everyday is silent and grey..."

30/ POURQUOI PERSONNE NE DIT ..."je vous en prie, allez-y d'abord, c'est votre tour"

31/ SI VOUS PASSEZ LA NUIT CHEZ MOI...c'est que j'aurai enfin un nouvel appart où je n'aurai pas honte de vous faire entrer.


32/ LE MONDE PEUT TRES BIEN SE PASSER...de n'importe lequel d'entre nous, voire tous.Ca n'est pas triste, ni flippant. C'est comme ça, on n'est pas si importants, quand même...

33/ JE PREFERE TORCHER LE CUL D'UN ELEPHANT...plutôt que de sourire à des gens qui ne me repectent pas.

34/ LE MIEUX C'EST...J'en sais rien. J'aime pas avoir a établir un classement des choses qui me font plaisir. Y'a tellement de bon à prendre.

35/ EH,AU FAIT , without you (ALL) I'm nothing. Je vous aime , GOODNIGHT!!! THANK YOU!!!SEE YOU NEXT TIME !!! (Et toi , 586 , of course! )


Je fais passer le questionnaire à...heu...qui n'en veut !

24/01/06 - 00:25

Je ne suis qu'un psychopathe (ça m'épate, ça m'épate...)



Il m'est arrivé un truc très chiant ce soir. C'est une sorte d'accès névrotique mal répertorié, mais que je connais bien, et que je me traîne depuis bien longtemps maintenant , et dont aucun traitement ne parvient à me débarrasser.

J'appelle ça le syndrome "Tout est réuni pour qu'on s'éclate mais j'ai décidé de passer une soirée de merde".

Ce soir , par exemple, celà s'est manifesté pendant un concert. (oui, je sais, encore.) Mon ami le ptit Arthur et moi , faisons la queue devant le Bataclan pour assister à l'unique show en France de David Gray. (Un Gallois pas trop connu par ici , qui chante de sublimes mélodies folk-pop ) Je devrais être content.

Ben non. A la place, j'ai froid, j'ai envie d'un café, j'ai envie d'aller aux toilettes... Je décide donc d'aller vite fait acheter de quoi boire et grignoter. Je reviens dans la file avec une petite bouteille de soda et un paquet de gâteaux. Rien de bien méchant. Et puis l'attente dure encore, encore, dans le froid. Les mecs qui vont nous faire entrer arrivent TRAAAANQUILLEMENT, sans se presser, installent leur matos. Je sais déjà que je suis d'une humeur massacrante et que le concert à interêt à être plutôt excellent , sans quoi je pête la gueule à David Gray, à mon Arthur et même au reste du public.

Les gorilles décident enfin qu'on a le droit de se mettre au chaud. Mais à mon passage, ils me signifient, et pas de manière sympathique, que je dois bouffer mon paquet de gâteaux en entier avant d'entrer. Ah oui, et au fait , les bouteilles, même petit format , même en plastique, n'entrent pas non plus.

Alors qu'Arthur a déjà filé dans la salle pour choper les meilleures places, je me vois balancer dans un sac poubelle prévu à cet effet DIX euros d'achats à la supérette d'à côté. Super , on va passer le concert entier sans une goutte d'eau à boire et les gâteaux sont allés directement du producteur au broyeur. Enculés.

Je rejoins Arthur dans la salle. Je le trouve super-bien installé, au premier rang , les coudes sur le bord de la scène, qui est peu surélevée. Il est tout content d'être bien devant ...et moi, je fais déjà la gueule. Je ne sais pas pourquoi , mais à cet instant précis, j'ai subitement besoin d'espace, et je suis prêt à massacrer sauvagement quiconque osera s'approcher de moi , que ce soit par derrière ou sur les côtés. Je raconte à Arthur le coup des gâteaux et du soda jetés à la poubelle, et je me ré-énerve rien qu'en en parlant.

Je file aux toilettes pour tenter de me calmer, mais quand je reviens... forcément , TOUS les gens qui sont entrés dans la salle sont massés autour de la scène, donc autour d'Arthur. Je me fraye un passage et me retouve coincé droit comme un piquet entre mon pote et un petit Inrockuptible d'environ douze ans. Je tente de survivre à la conversation,avec mon sac bandoulière qui m'encombre et mon blouson qui me tient chaud.

LES AUTRES sont là, massés derrière moi et autour de nous, je les HAIS. Je demande à Arthur s'il ne veut pas s'éloigner de la cohue, reculer dans la salle, à un endroit où on verra tout aussi bien, et surtout, où il n'y aura pas douze êtres humains au mètre-carré. Mais non, il est trop content d'être devant. A ce moment , alors que j'allume une clope , une conasse blonde de dix-huit balais au maximum me fait remarquer de son ton le plus désobligeant , que la salle est CERTAINEMENT non-fumeur. !!! NON-FUMEUR ???
ESPECE DE CONNE , c'est un concert de rock, ici, putain !!! Déjà qu'on n'a pas le droit de boire de soda, en plus on peut pas fumer ??? Mais pourquoi t'attends pas que le concert sorte en dvd, pour le regarder chez toi , avec ton boutonneux de petit copain qui ne clope que sur le balcon, HEIN ???

Devant ma fureur , Arthur me concède de reculer un petit peu dans la fosse. On se retrouve environ au cinquième rang devant la scène; Le concert n'a pas commencé. Mais sitôt la première partie entammée, un ado grand et maigre se plante devant moi. Et chaque fois que je tente un pas de côté pour ne pas voir sa coupe "Bertrand Cantat" en gros plan , il fait la même chose. A cet instant , je pourrais tuer. Arthur me regarde avec inquiétude. Je m'énerve tout seul. A cause du grand con dans mon champ de vision...à cause d'Arthur qui est déçu de me voir faire cette tête alors qu'il est si content que je sois ici avec lui,...et de mon propre comportement de vieux con grincheux. Je mù'énerve, ça monte en flèche, ça ne semble plus jamais vouloir redescendre.

David Gray monte sur scène, et débute le concert avec un morceau que j'aime pas. Dans le noir , je commence à étouffer , à paniquer , à m'imaginer en train d'exploser la tête du connard devant moi à coups de coude, ou de le poignarder dans le dos avec le stylo qui est dans ma poche. Arthur n'a d'yeux que pour David Gray...Il est ravi, et sourit à la scène...et je fous tout en l'air en lui glissant à l'oreille : "Arthur, désolé, je suis OBLIGE de sortir d'ici." Mon ptit Arthur me regarde donc m'enfuir à travers la foule pour rejoindre le côté gauche de la salle , où un peu d'espace et de temps de cerveau humain sont encore disponibles. Il décide de rester où il est, et je ne l'en blâme pas, au contraire. Pourquoi subir un chieur comme moi alors qu'on est là pour s'éclater ?

Arthur et moi , fans de David Gray , qui est à l'origine de notre rencontre, sommes venus pour assister à l'un des rares concerts de l'artiste, ensemble, pour partager ce moment. Résultat: on a vu le concert chacun à un bout de la salle.

Parfois je ne me comprends pas, et si je me laissais aller, je crois que je me détesterais même un peu.

Désolé, Arthur, mille fois. Sincèrement. Je n'ai pas contrôlé.





Je rentre chez moi et trouve des tickets de ciné UGC dans ma boîte à lettres, avec un mot de ma mère :

"Utilises les, il n'y a pas d'UGC par ici.
Bises, Fabien , je médite pour que tu trouves bientôt un nouveau logement".

Je sais que son histoire de méditation c'est du serieux et qu'elle le fait VRAIMENT, tous les soirs. Comme quoi le pèt au casque , ça doit être de famille. Je ricane méchamment en l'imaginant en pleine méditation pour un F1 en région Parisienne...



Mais qu'est-ce qui m'arrive???

22/01/2006

22/01/06 - 22:04

The Artist Farmerly Known As Mylèèèèèèèène (Part Four and finale)



Autre moment bouleversant de connivence avec ses fans. Ce refrain repris en choeur par tout ce que Bercy comprend de gays, homosexuels et pédés: " Les soirées au Queen , Mylène s'en fout"

...chanson préférée des cars de touristes Néerlandais du fond, qui de toutes façons ne comprennent rien à la profondeur du texte.

Mylène enchaîne ensuite avec la chanson bien connue, celle qui a servi de musique pour la pub de la lotion à la citronelle, contre les bêbêtes qui piquent. Vous avez bien reconnu son tube : "Antimoustique-Moi"


... La scène est à présent ornée d'un décor totalement différent. (Bon, ok, des danseurs de flamenco ont dû faire une chorégraphie d'une demie-heure dans la gadoue, pour nous occuper le regard, le temps que les techniciens installent le nouvel environnement , mais on a rien remarqué...)

Nouveau décor, donc, incroyablement réaliste, représentant les tranchées de la guerre de 14 , avec des bombardements, de la fumée , du sang et des tripes. Les musiciens jouent dans la tranchée centrale, au beau milieu des explosions et des soldats qui leur tombent dessus en agonisant. (Je soupçonne ces poilus là de n'être autres que les mecs du flamenco avec un nouveau costume, d'ailleurs...)
Au bout de la tranchée de gauche apparaît Mylène , robe blanche en caoutchouc et macarons façon "Princesse Léia". Elle entonne une chanson lente, alors que le son des bombardements s'arrête peu à peu.

Elle commence donc, en avançant vers nous dans sa tranchée, à interprêter avec nuance... ce slow qui nous fait tous monter les larmes aux yeux :LE duo ..."Je serais moins seule à deux"
Et là, énoooorme surprise à laquelle on s'attendait carrément pas... Elle va la chanter avec une AUTRE personne !!!

P'tain, un duo à DEUX , la vache !!!!

Dans la tranchée de droite apparaît une silouhette familière...
WAAAAAAAA!!!!! MICHEL...

heu.. Michel... Sardou ????
Ben oui.
Sur le disque elle la chante avec un Anglais trop classe qui lui joue de la guitare sur les genoux, mais ce soir ce sera Michel Sardou et puis voilà. Sans doute se sont-ils rencontrés en Jet-ski cet été.
Mais quand même ce duo restera comme l'un des moments les plus forts du show, la chanson se terminant avec Mylène et Michel dans les gradins, faisant une quête afin que le spectacle puisse rentrer dans ses fonds...

A ce stade, Bercy est conquis, et Sardou est parti. Le décor a changé encore quatre fois (Tranchées de 14 / Flamenco / Piscine Olympique avec ballet nautique / Flamenco / Rue de banlieue avec danseurs-cailleras qui brûlent des voitures / Flamenco / Plateau du Larzac avec atterissage de vaisseau spatial / Flamenco )

Le tout dernier décor représente un endroit beaucoup plus personnel, et nous place dans une intimité presque gênante avec l'Artiste. On entre carrément dans la vie de Mylène, comme chez elle.

Oui, pour cette dernière chanson, nous serons... dans les bureaux d'Universal Music. Eclairage blafard sur moquette pourpre, danseurs déguisés en Nicole-de-la-compta et en Steeve-du-marketing. souci du détail maniaque , bureaux en formica avec de VRAIS I-Mac dessus, quel luxe. C'est technologique, sobre , beau, comme d'hab chez Mylèèèène.

Le pianiste Piotrek Radulupu joue sur un petit clavier midi relié à l'un des I-macs et le batteur musclé Moses Laborious tape sur des pots a crayons et c'est numéro un. Le reste de l'orchestre les rejoint peu à peu , suivi d'une cinquantaine de danseuses déguisées en techniciennes de surface, puis des cent-vingt fumeurs professionnels qui ont servi de machine à fumée pendant tout le show en clopant comme des malades.

Ce qui commence à faire beaucoup de monde dans le bureau, vous en conviendrez, brouillant quelque peu la lisibilité du dernier numéro. D'autant que les danseurs de flamenco reviennent aussi , afin de piétiner un peu tout le monde. Quel bordel.

Tiens, au fait , elle est où , Mylène, dans tout ça ?

Ben justement , alors que commence le tout dernier morceau,le subtil et bouleversant "ainsi j'y suis , ainsi j'y reste ", Mylène apparaît dans l'une des fenêtres du bureau, qui est en fait un écran vidéo. Et, stupeur générale ... elle est NUE !

Dans une baignoire !

CHEZ ELLE !!!

La garce !!! Elle est déjà rentrée à sa maison !!! Heureusement que le spectacle est minuté au cordeau parcequ'encore un peu , et on avait un plan fixe sur elle en train de dormir avec son protège-yeux !Pfff... Superbe idée, le duplex depuis sa salle de bains, mais résultat un brin décevant au niveau de la chaleur humaine.

Quoi qu'il en soit , elle continue de se frotter dans la mousse avec sa serviette en turban sur la tête, en chantant ce foutu "Ainsi j'y suis, ainsi j'y reste ". Pendant ce temps, tout le monde se marche dessus dans le décor de bureau, et en plus, les cent-vingt fumeurs se remettent à cloper, et se font engueuler grave par tout le reste de la troupe. ...et c'est le final, grandiose, du show :

Ce qui doit arriver arrive, leur fumée envahit les premiers rangs. Le public s'étouffe...Les rampes à incendie se déclenchent dans tout Bercy , déversant des trombes d'eau glacée sur un public déjà asphyxié mais néanmoins émerveillé !!! Le niveau d'eau monte très rapidement dans la fosse...QUEL SHOW !!! TITANIC, à côté , c'est "le mysterieux voyage de Marie-Rose !" Je suis submergé d'émotion, et je regarde mes amis se noyer autour de moi...C'est beau , fort , et tout ça , comme d'hab chez Mylèèèène.

Elle terminera sur un ultime "Merciiiiiii!!!! Bonsouarrrrr !!!!!! A bientôt ! Ciao ! Arrivederchi ! Hasta la vistaaaaa! vous êtes formidaaaaables (même ceux qui sont mooooorts )!!!! (baîllement ) bon, faut qu'j'y aille , là..."

Il n'y aura pas de rappel. L'heure c'est l'heure. En plus demain à neuf heure elle a rendez vous chez Franck Provoc , le coiffeur des stars, alors hein.


Quant à moi, j'écris cet article de mon lit d'hopital. Tous mes amis sont partis , mon coeur a déménagé. Mes vacances c'est toujours Paris, etc... J'ai une pmeunmonie dégénérative qui devrait m'emporter en approximativement quinze jours. Mais BORDEL , j'ai vu Mylèèèèèène a Bercy . Je suis comblé de bonheur. Mes larmes ruissellent le long de mes joues pâles et mon maquillage coule un peu. Puisque...je dois vous quitter ce soir...

A VOUUUUUS !!!!


Et j'ai décidé de titrer rétrospectivement cet article...


Voir Mylène . Et mourir.




The end.

22/01/06 - 20:58

The Artist Farmerly Known as Mylèèèèèèène (Part three)



Mireille Farmer a donc décidé de faire non pas UNE entrée spectaculaire, mais bien DEUX !

Les musiciens recommencent à jouer , mais pas le même morceau parcequ'à ce stade, ça les gonfle. Ils enchaînent donc directement avec une chanson de Johnny. (Ben oui, en même temps, c'était pas prévu, quoi...et puis lui aussi est adepte du jet-ski) C'est donc au son d'une version quasi métal de "Requiem pour un fou" , que Mylène (Re)fait son entrée sur scène. Comme je vous le disais, le décor de jungle comprend une vraie rivière infestée de Piranhas.
C'est sur celle-ci qu'Elle revient ...
Le spectacle de cette femme arrivant en ski nautique sur des caïmans , ne laisse pas de rappeler une scène de Bernard et Bianca, surtout avec ses cheveux rouges. C'est donc déguisée en Médusa qu'elle entonne 'requiem pour un fou", décrivant des cercles sur la rivière, avec grâce, un saurien sous chaque pied, micro-casque sur la tête.
Et on sait que cette ouverture n'est en aucun cas en playback , puisque ça donne :
"Je n'étais qu'un (...) mais par (...) elle a fait de moi , un (..... crrrr....) ... A VOOOOOOOUS!!!!!"


Lassée du ski nautique , Mylèèèène saute sur la berge. L'ambiance se fait verdoyante, champêtre et intime. Un piano recouvert de boue s'élève peu à peu de la mousse, entre deux racines suintantes d'arbres géants, et sur le siège du pianiste , recouvert de boue lui aussi , apparaît le fidèle et chevelu Piotrek Radulupu, qui est aussi le directeur (hum...musical?) du concert. Il se met à jouer , lentement.

Très très lentement...

Une des ballades mortelles dont Mylèèèène et Laurent Benchémoul, ont le secret. Le public retient son souffle, c'est une de ses préférées... le tube : " Je souffre grave"
Aaah, ce refrain déchirant...

"Je souffre graaaaveuh...
Lorsque j'ai mal...
Les Cieux dépraaaaveuh...
Mes idéaaaaaaals.... "

Bien entendu , on l'attend au tournant, la Mylène, là. Ben oui, sur ce genre de chansons lentes, EVIDEMMENT , elle va se mettre à pleurer, c'est sûr !!! Et on a payé pour ça , zutalors !

Hé ben non!!! Au beau milieu de la chanson, elle décide que ça rendra mieux si elle se la joue primesautière, alors elle finit le morceau en gambadant comme une écolière sur la berge moussue, autour du pianiste à cheveux. Elle s'avance même parfois au bord de la scène pour faire un sourire narquois aux premiers rangs , genre "Je chialerai pas et je t'emmerde ", ce qui passe relativement mal, une bonne partie du public décidant de se casser pour rentrer regarder Daniela Lumbroso à la télé.

Suit une rafale de tubes, enchaînés sans temps morts , un medley intitulé "Je-te-rend-ta-mélancolie-désenchantée-mais -n'aie-pas-de-regrets-que-J'aime-l'infirmière"

Mylène s'éclate , danse dans tous les coins, montre ses porte-jaretelles, détruit les racks de claviers à coups de pieds de mico en hurlant "FUUUUCK THEM AAAAAAAL!!!! "

La mylèèène introvertie, fragile et ombrageuse est loin...Elle se permet même une petite blague. Sur l'intro de "L'amour agonise dans des souffrances atroces " (Extrait de l'album "Y M'aVoléMonRateau"), elle commence à chanter :

"Time goes by...so Slowly... Non, j'rigole...hi hi hi ...Et VOUUUUUUS???? "

Oui,oui. Nous aussi, oui.

A suivre...

22/01/06 - 20:07

The Artist Farmerly Known As Mylèèèèèèèène (Part Two)



Bon, alors elle arrive?

Oui, elle arrive. Dans le noir...une déflagration de tonnerre est suivie d'un sample qui vous provoque instantanément une crise cardiaque en hurlant d'une voix aigüe : VOUS ALLEZ VOUS LA FERMER , BORDEL ?????

Du coup, oui, on se tait... Les lumières balaient la salle dans tous les sens, dans un silence de mort. C'est glauque, beau et profond, comme d'hab avec Mylèèèèène.

Enfin, les spotlights finissent par converger doucement pour éclairer un point précis , au beau milieu de la fosse. A cet endroit , un emplacement carré est délimité par un cordon de gorilles de la sécurité. Un tout petit carré sans public, en plein coeur de l'ivresse, au milieu du chaos. Des bruits métalliques se font entendre...Et c'est en regardant les écrans géants placés partout jusqu'à la porte d'Italie, que l'on comprend. Au milieu de ce carré vierge, dans la fosse, une plaque ronde se soulève doucement... Le public se remet à hurler hurler, hurler !!! ELLE EST LA!

ELLE ARRIVE !

PAR LES EGOUTS !!!!

Wow, jamais on n'avait vu une ouverture plus grandiose et innatendue! Vêtue d'une robe assez indescriptible et d'un casque de spéléologue, elle est immédiatement soulevée par les six gorilles du service d'ordre, qui commence à la rappatrier vers la scène, distribuant généreusement des coups de coude et de rangers dans la foule en délire. Lorsqu'elle arrive au pied de la scène, sa robe est déja maculée du sang de ses fans. C'est gore, beau, sobre, comme d'hab avec Mylèèèèène.

Un des vigiles la pousse sur la scène, quitte à lui mettre une main au cul , et hop, c'est parti !!!!!

L'immense muraille qui protège le décor s'effondre d'un coup sur ce qui reste de vivant dans la fosse , révélant un setup comme jamais vous n'en verrez plus (j'espère). Un décor de jungle Amazonienne gigantesque est dressé, avec une vraie rivière , des lianes partout , des oiseaux, de vrais caïmans, des plate-formes dans les arbres, où sont installés les musiciens, et sur lesquelles dansent des Ewoks ... un cauchemar logistique en somme...

Le groupe attaque une tonitruante version techno rock post-apocalyptique de "C'est peut-être toi mais si ça se trouve,non." , extrait du dernier album. Mylène, manifestement en pleine forme , est sur le point de chanter...puis se ravise. Déjà prise par l'émotion, elle fait signe aux musiciens...qui arrêtent de jouer. Mylène crie très fort dans son micro : "BONSOUAAAAARRRRR !!!! VOUS ALLEZ BIEEEEEEN???? (quelques larmes perlent)
J'AI BIEN FAIT DE VENIR , PASQUE CA A L'AIR SUPER !!!! "

Et sous les yeux en délire de la foule médusée...elle sort de la scène!!!

Pourquoi, me direz-vous?


Parcequ'elle a tellement aimé la poussée d'adrénaline provoquée par son entrée, qu'elle a décidé d'en faire une deuxième.


A suivre...

22/01/06 - 19:38

The Artist Farmerly Known As Mylèèèèèèèène (Part One)

(Le vrai récit 100 % authentique et TBF-réel du vrai concert qui a vraiment lieu en ce moment dans une salle qu'elle existe réellement )




IMPORTANT (à l'attention des copines qu'elles auraient pas encore vu le concert )
ATTENTION, CE POST CONTIENT PLEIN DE CONNERIES.


Allez, Misterblue au rapport:



Bon, alors , on est là , au milieu de 13 000 autres crétins qui vont rater Arthur sur Tf1, dans le noir total. L'attente est terrible...

... et puis soudain un message en lettres rouges s'inscrit dans l'air, sur le rideau de fumée de cigarettes qui emplit Bercy... C'est beau, sobre et profond, comme d'hab avec Mylèèèèèèène.

Voici le contenu du message:
"BONSOIR C'EST MYLENE FARMER.
J'ai découvert le travail de l'écrivain A. Syd Tripwell cet été à Ibiza en faisant du jet-ski avec Patrick. Je me suis reconnue immédiatement dans son univers poétique, mystique, exotique et érotique. Son talent de conteur m'a laissée sur le séant, sur l'océan... C'est pourquoi , je voudrais vous le faire partager avec vous ce soir...
Signé : MYLENE FARMER (ah oui, j'l'ai déjà dit, ça... ) "

Peu à peu, une petite loupiote rouge éclaire un endroit précis dans les gradins... Et là, au milieu des fans (virils) avec des t-shirts Mylene et des casquettes Mylène sur leurs coiffures rougeoyantes façon Mylène... on apperçoit un barbu hippie, bandeau dans les cheveux et lunettes à la Lennon, assis en tailleur sur une des chaises en plastique de Bercy... L'homme tient un livre d'une main, et un pétard de l'autre... Là , on est un peu dubitatif. Puis l'homme porte le livre à la hauteur de ses yeux...et se met à le lire à haute voix, et la magie de son texte se déverse immédiatement par les murs de haut-parleurs, avec un fort accent Toulousain.
"A. Syd Tripwell : Les mots qu'on ne peut pas lire parceque personne n'a eu le courage de les écrire, et pourtant ils les ont pensé. CHAPITRE UN..."

On comprend avec horreur que le gourou de mes deux va nous lire son PUTAIN de bouquin EN ENTIER en première partie du concert !!!!! Et c'est exactement ce qui se produit.(Oh GOD!)

Après environ trois heures de lecture mortellement poétique, A.Syd Tripwell s'interromp heureusement. Ou plus exactement , il meurt d'une overdose dans les gradins, ce qui est un exploit, vu qu'il va théoriquement devoir mourir TOUS LES SOIRS pendant un mois.

Encore quelques minutes d'attente insoutenable... Le noir se fait peu à peu... L'angoisse et l'expectative (n'est-ce pas, Arthur ?) se font terribles: par où Mylèèèèène va-t-elle faire son entrée? Est-elle déguisée en vendeuse de bière dans le public? Va-t-elle entrer en jet-ski sur la scène-piscine qu'on croit appercevoir dans un coin?
Va-t-elle interprêter le premier morceau en volant autour de Bercy avec ses ailes de fée ? Euh...est-ce qu'elle va finir par se pointer OUI OU MERDE????


...a suivre.
(Oops, I did it again)







22/01/06 - 14:00

Désolé...



Ben je dois le dire, même si j'entends déjà les sarcasmes de certains... je dois assumer:

J'ai vu le concert de Mylèèèèèèèèèèène!!!! hier soir et j'ai vachement aimé ! (Ben oui, tout arrive)

Je suis loin d'être le mylènophile de base ,et l'adulation quasi-religieuse dont elle est l'objet m'agace bien souvent. Pour tout dire je n'avais même pas écouté le dernier album , dont je ne connaissais que le premier single.
Mais voilà , je me suis retrouvé avec une place pour Bercy, alors que je n'en demandais pas tant...et je ne peux que remercier mon ex préféré de m'avoir fait ce cadeau.

Parceque c'est vraiment rare d'assister à un spectacle pareil en live ! Vraiment . D'habitude, bon, un concert c'est comme une courbe d'adrénaline avec un gros creux au milieu. Quand l'artiste se montre enfin, on s'excite un peu , puis après...ça retombe, et ce, bien souvent jusqu'au final , non ?

Et là , non. Déjà , en arrivant dans la salle , l'immense muraille sculptée qui protège la scène vous met dans l'ambiance: c'est tellement gigantesque qu'on se dit : wow , c'est un concert ou un tournage de péplum, là ??? Et effectivement , le grand spectacle est bien là! Mais ce qui est bien, c'est que la configuration du show permet aussi de beaux moments d'intimité avec la salle...et ça , à Bercy devant 13 000 personnes, faut le faire !

Et puis franchement , j'adore l'idée d'un concert qui s'ouvre sur un choeur samplé qui vous arrache les oreilles en hurlant : "SSSSSSSSSSSSSSSSHUT UP !!!!!!!! shut the fuck up, shut up !!!"


Après,il y a toujours un truc à voir, un effet à un endroit innatendu, qu'il soit sonore ou visuel. Du coup , comme nous étions dans la fosse , nous avons dû tourner plusieurs fois sur nous-même pour tout voir. C'est un vrai bonheur que de passer un spectacle entier à se demander d'où viendra la prochaine surprise:) On est comme des gamins, et on sourit béatement quand un truc se passe sur le devant de la scène ou au fond de celle-ci, quand un nouvel élément se rajoute au décor , quand un truc descend du plafond, ou encore passe carrément au dessus de vous. Quand il se trouve qu'en plus ce truc, c'est l'artiste elle-même, à deux mètres au dessus de votre tête , ben , moi , je vous le dis : CA L'FAIT !

Bien entendu , tout n'est pas parfait ... Quelques couacs...quelques pas de danse un peu raides...quelques larmes un peu prévisibles...quelques remerciements un peu niais... mais bon, c'est Mylène Farmer , c'est supposé se passer comme ça...J'ai quand même bien rigolé quand est arrivée "Sans contrefaçon" , dont les costumes, l'arrangement techno-pouffe et la chorégraphie, sourire extatique à l'appui, m'ont fait penser très fort à une prestation de...Chantal Goya !

Mais quand même , putain, quand le tonnere gronde en dolby surround, vous innondant de flashes aveuglants, quand les danseurs exécutent des flamencos hallucinants, quand Mylène Farmer chante seule avec simplement un piano , au milieu du public, et chante TRES BIEN, de sûrcroît...Quand elle s'amuse comme une sale gosse en chantant "Deshabillez-moi"...Quand elle interprête un duo avec son batteur Abraham Laboriel Jr (il chante bien, ce con !)... quand des sous-entendus salaces arrivent à être créés par...le mouvement de certaines pièces du décor ... CA L'FAIT !

Et il faut ajouter que le final du concert est d'une beauté à couper le souffle. Je me suis surpris à ouvrir de grands yeux en glissant à mon ami : WOW , c'est hallucinant , ce truc !!! (Entre nous , d'ailleurs , techniquement , ils font ça COMMENT???)

Bref , je ne regrette pas , on voyait bien que , malgré la complexité de la mise-en scène, le groupe s'éclatait , et elle aussi , et du coup, nous aussi ! J'ai passé une super soirée et, même si je n'aurais jamais cru écrire ça un jour, c'est un des meilleurs concerts que j'aie vu, point-barre. (et pourtant , j'ai eu la chance de voir Depeche Mode plusieurs fois, Peter Gabriel , Pet Shop Boys,
et AC-DC, et Nine Inch Nails , etc...)

Voilà , c'est dit.

Je ne suis toujours pas devenu fan , et écouter ses disques chez moi ne me séduit toujours pas plus que ça, mais simplement , face à un tel niveau d'exigence, je dis : RESPECT .

Et maintenant , vivement le dvd LOL (ben oui , pour revoir le spectacle d'un peu plus haut, dans son ensemble , et parcequ'en plus , si ça se trouve on sera dessus !)

22/01/06 - 13:06

J'ai quand même mieux à faire que de vous parler de

Gilles de Robien

19/01/2006

19/01/06 - 02:15

L'un de mes coups de gueule stériles ne servirait à rien. Faisons notre possible à notre niveau.

J'ai signé la pétition .


GARFIELD est l'un d'entre nous, et pourrait être N'IMPORTE LEQUEL d'entre nous. Il doit savoir qu'il peut compter sur notre soutien.


Lisez le texte , et signez à votre tour. Merci.


[www]


18/01/2006

18/01/06 - 00:09

MON HISTOIRE VOUS A PAS PLU ????




...n'en parlons plus.

17/01/2006

17/01/06 - 23:49

UNA STORIA IMPROBABILE (PART FIVE UND FINALE)

Chers petits amis...blablabla... COIN!...blablabla...voilà, quoi, z'aviez qu'à suivre...



On reprend l'histoire de la saga familiale des Davidelli. Et puis c'est tout.


On a arrêté alors que le vieux con, là , Giacommo Davidelli, dit Don Camice, mourait en écrivant le titre de ses mémoires.

Résultat: d'autobiographie, point.

Tout ce qui resta des mémoires de Don Davidelli, le maffieux New-Yorkais, dit "Don Camitchi" , c'était cette couverture écrite de sa main avant qu'il ne meure d'une crise cardiaque...

"Parole-Don Camice, Volume Uno" (Mes mots -Don Chemises, Tome un)

Des générations de Davidelli se succédèrent à Marseille, puis àNaples sans que personne n'évoque plus le souvenir de ce grand-père maffieux pendant la prohibition. Jusqu'à ce que...




Nous sommes à présent en 1981. Toujours à Naples. Ce printemps là , on danse au son d'Al Bano et Romina Power. Mais ça va changer...

Un type un peu gras du nom de Franceso Renato Davidelli s'inscrit à un radio-crochet organisé par l'une des premières radios libres Napolitaines : Radio Energia.
Il a toujours aimé chanter. Ca a toujours fait chier tout le monde mais lui il a toujours aimé ça. Une fois sur scène, lors de ce radio-crochet éminnement populaire (le jury est présidé par Amanda Lear, t'as qu'à voir) ...ce petit gars trappu étonne tout le monde avec sa reprise personnelle d'un vieux standard d'Elvis : "It's Now or Never ", qu'il adapte honteusement en Italien sous le titre ridicule de : "O Sole Mio "...

Grâce à sa voix éraillée d'Italien de base , et aussi à ses énormes lunettes fumées de playboy à la con , Francesco Renato Davidelli impressionne suffisemment le jury et le public pour gagner ce radio-crochet très médiatisé.
Et bien entendu , il ne se passe pas longtemps avant qu'un producteur de disque ne flaire la bonne affaire, et ne vienne lui proposer un contrat. Le deal est simple : il devra écrire une chanson originale , un truc à lui , l'enregistrer, et offrir à son trio de producteurs, les célèbres Stocchi-Aiccheno-e-Watermani, une caisse de Chianti. Et c'est tout. Et après ça, ils s'occuperaient de faire de lui une STAR !

Francesco s'attela donc des semaines durant à l'écriture d'un tube de pop-dance Italienne qui devrait rester un classique; Une fois la musique composée, il dût penser à un texte. C'est alors qu'il repensa à son illustre ancêtre maffioso, Don Camice Davidelli... Il se souvient avec tendresse de ces mots griffonés sur une première page destinée à être aussi la dernière de l'autobiographie de son ancêtre... "Parole-Don Camice, Volume uno"

Il tenta d'écrire la chanson d'abord en Italien mais les producteurs la refusèrent: On ne fait pas un tube Européen en chantant en Italien, à l'heure où la moindre conasse poilue sous les bras fait "Na-na-na na-na -nana-na-nana-na-nana" en Anglais. Il tenta l'approche Française pour égarer l'ennemi :

"Mes mots -Don Camitchi- Tome un"

Là encore, ce fut un refus cuisant. MERDE, on fait pas un tube Européen en chantant dans la langue de Michel Sardou , coco !!!!

Non, ce qu'il te faut c'est une chanson en Anglais. Même un Anglais approximatif, comme tous les autres chanteurs Italiens Pop de l'époque. Mais en Anglais quand même.

Méditant là dessus, Francesco Renato Davidelli décida de jouer le tout pour le tout. Il commença par angliciser son nom, Davidelli devenant DAVID.

Et pour ce qui est de la chanson, il profita du fait que ses producteurs parlaient mal l'Anglais pour leur jouer un tour. Il décida de fusionner le petit mone de Don Camice en une synthèse peu orthodoxe. Celui-ci avait vécu à New-York, avait émigré à Marseille, et sa famille avait fini à Naples. D'où la necessité de mélanger, ni vu ni connu, l'Anglais, le Français et l'Italien, en un texte incompréhensible pour le commun des mortels. Il tenait en outre absolument à employer le titre des mémoires avortées de son ancêtre.Un hommage bien mérité.

D'où le mic-mac suivant : "Parole-Don Camice-Volume Uno" meets "Mes mots-Don Chemises-Tome UN" Meets "Words-Don Camitchi- Part One "




Si bien qu'à la fin, tout celà donna un texte dont la teneur était à peut-près celle-ci :

"WORDS/ DON CAMITCHI/ TO ME " etc...

Les producteurs acceptèrent cette version en yaourt. Le reste appartient à l'histoire de la pop Italienne des années 80. Le disque finit numéro un partout en Europe...Ca, on en a bouffé,du Rital à lunettes fumées, cet été là...


Et c'est sur cette fin heureuse que je vous quitte,chers petits amis, non sans vous laisser le loisir d'entendre la fameuse chanson...


Suivez le lien, et vous découvrirez le tube imparable de Monsieur Francesco Renato Davidelli...





[www]









THE END (OUF)

17/01/06 - 23:37

UNA STORIA IMPROBABILE (PART FOUR)

Chers petits amis... pffffff...

Vous voyez de quoi on cause, là , non? Je vous rassure, c'est bientôt la fin....


On reprend en cours l'histoire de Don Davidelli, dit "Don Camice", en plein exil à Marseille en 1939 à Marseille...

Il vit dans une petite maison avec sa femme et leur fils (Giacommo JR, forcément, ils ont vu Dynasty) ... Il pêche le hareng et le chameau de mer , qui sentent bon le thym, le romarin et la farigoule. Oui, bon, je sais, je me permets des raccourcis. En même temps je ne pense pas que vous arriviez à suivre quinze épisodes de cette saga familiale.

Il pêche, et quand il fait beau temps , il lui arrive même de pêcher. En gros, il se fait chier comme un rat mort, Don Camice.Et puis un jour, pour tuer l'ennui, il va boire l'apéro avec ses potes. Comme d'hab, un petit bar sur le port... et d'un coup...lui vient...une...il...lu...mi...



...nation !!!

Après tout , c'est pas tout le monde qui a un passé de maffieux New-orkais, sur le port de Marseille, et même en Europe...Alors il se dit qu'il devrait rédiger ses mémoires... Les mémoires d'un maffieux qui vendait des chemises à Al Capone...et du Chianti. Yeah, GROOOOOVY, BABY!!!! qu'il se dit ! Si ça se trouve ,après que le livre soit un best-seller, ils vont m'appeler , cher RKO, pour me dire qu'ils veulent en faire un film avec Vin Diesel , produit par Michael Bay !!!!

Don Camice Davidelli se met donc au travail. Un matin de l'été 1939,se sentant en forme, sachant qu'il avait procréé plus que de raison et semé des Davidelli sur tout le continent Européen, même si ça n'a rien à voir... il s'installa dans son bureau sous le toît de la maison... le soleil tapaît à traves le Vélux... les boiseries parfumaient la pièce de mille senteurs forestières... Bref, il s'attela à la rédaction de ses mémoires. Son autobiographie, sur le mode "j'ai vendu des chemises, puis du vin, j'ai été pote avec Al Capone et Axl Rose, j'ai pris de la coke avec The Strokes et Bernard Lenoir, j'ai vécu l'enfer des épaulettes avec Duran-Duran, j'ai fui le FBI et je vous emmerde"

Si avec ça il finnissait pas AU MOINS chez Ardisson !!!


Don Davidelli s'installa à son bureau, inséra une feuille dans sa vieille Remington... et commença à taper le titre de ce qui serait son Oeuvre, le livre de sa vie... sa Légende, comme ils disent chez Universal.

La première page porte cette inscription inoubliable :

"Parole-Don Camice-Volume Uno."

"Mes mots, "Don Chemises", Tome un."


Il allait poursuivre son récit , parler de ses origines Napolitaines et tout ça...


... lorsqu'il mourrut d'une crise cardiaque.






A SUIVRE


(C'est énervant, hein?)

17/01/06 - 22:55

UNA STORIA IMPROBABILE (part three)

Chers petits amis... vous avez à rattrapper la part One and la part Two si vous voulez comprendre ce qui va suivre...Vous saurez que le moment est venu de tourner la page quand la lune et ma belle-mère seront alignées en Saturne, ce qui n'est pas demain la veille...


Bref, Don Camice Davidelli est super pote avec Capone, on ne va pas revenir là-dessus...

Bref, son commerce illégal de bouteilles de Chianti planquées dans des caisses de Chemises Italiennes se porte comme un charme.

Et là c'est le drame...


Ben ouais. C'est pas parcequ'on est pote avec Capone qu'on est à l'abri du F.B.I.


Alors là je vais faire court, je vous préviens:

Un jour , alors que Don Camice est pété de thune, qu'il est pote avec Capone et même avec Liza Minelli , et que tout va bien au niveau business, les mecs du F.B.I viennent sonner chez lui.

"Hey, Don Camitchi, c'est la bande à Edgar ! Should we stay or should we go??? Do you believe in life after love??? C'est QUOI cette bouteille de lait ??? What is love ? Baby dont hurt me, don't hurt me , no more ... "

Don Camice flippe sa race encore une nouvelle fois à nouveau. C'est clair, le F.B.I a découvert le pot-au-feu. Ils savent tout de ses trafics prohibés... Il sait qu'il va être jugé sommairement , et aussi qu'Al Capone n'hésitera pas à se désolidariser de lui, sur le mode "Mééééheu, je l'connais pas, le meussieur,là !!!"

Alors Don Camice, le roi de la chemise Italienne parfumée au Chianti Napolitain se fout le camp par la fenêtre, et il fuit. (Iiiiiil fouuuuit, comme la gazelle aimable, au grands cilllés de bélouuuurs)


Et là , il lui reste quoi comme choix, à Don Camice? Soit il reste aux States et il vit comme un fugitif, soit il se casse et il prend le premier bateau pour Skull Island.Oh, bien sûr, il pense à se réfugier dans un endroit appelé Kokomo (Bermuda, Bahama, come-on pretty mama ) Mais bon, les chemises à fleurs ça le branche moyen-moyen...Alors il pense à l'impensable. Il se dit :" Où pourrais-je aller, moi, Don Camice, immigrant Napolitain, pour que mes chemises Napolitaines soient appréciées à leur juste valeur Napolitaine comme à Naples????"

C'est là qu'il a une idée de génie. Tout l'attirant vers ses racines Napolitaines, la pizza aux capres, l'industrie textile, les derniers succès du groupe Capella, il décide naturellement de partir s'installer à Marseille.


Bref, il part avec femme et enfant sur un raffiot craquant de la coque au pont, en direction de la France. Le voyage durant approximativement huit ans, il en profite pour apprendre un Français approximatif, teinté des idiomes gorgés de soleils de la région de Naples et de slang pourri que même Gainsbourg en voudrait pas, en provenance directe de NOUILLORQUE.

C'est là, dans une petite villa de l'Estaque , au son des derniers singles de Charles Trénet et de Maurice Chevallier, que Don Camice va entreprendre :

1) De forniquer et d'essaimer à travers l'Europe

2) De découvrir le Pastis

3) De laisser une trace de son édifiante histoire pour la postérité et pour un public Européen qui n'a encore vu ni "Les Incorruptibles", ni même "Une nounou d'enfer"...


A SUIVRE...


(C'est énervant, hein ! )

17/01/06 - 22:51

UNA STORIA IMPROBABILE (part two)


Chers petits amis, bla bla bla... si vous voulez lire la première partie de cette histoire avant d'attaquer la deuxième, ce qui est tout de même légèrement conseillé, veuillez vous rendre sur mon blog et vous démerder pour retrouver la PART ONE, qui ne doit pas être loin. Vous saurez que le moment est venu de tourner la page lorsque ...et merde , vous connaissez le principe, là , non ?

C'est bien compris? Alors porsuivons...


Alors, en ce printemps 1931 à New-York , on en était où déjà???

Ah oui, Giacommo Davidelli, le vendeur de chemises qui importait de l'alcool de Naples dans ses caisses de chemises Italiennes alors qu'en vrai il avait même pas le droit ,d'abord.

Au début il avait peur, notamment de se faire choper par la bande d'Al Capone. Mais , Capone ayant un comportement fantasque et imprévisible, entra un jour dans sa boutique de chemises et lui annonça de but-en-blanc:

"Davidelli , je sais tout. New-York est à moi. Les murs ont des oreilles. Les dockers ont des oreilles, les transporteurs ont des oreilles, la colline à des yeux. Bref, je sais (CHHHHRTTTPFFFF! ouais, il crachait souvent, ce qui faisait vraiment flipper ses interlocuteurs) je sais que tu importes du Chianti au milieu de tes caisses de chemises Italiennes, à mon nez et à ma barbe. Et tu sais quoi ? Tu sais ce que ça me donne envie de te faire ???"

Là , Giacommo Davidelli flippe sa race et je le comprends carrément!

Mais Capone poursuit sur un mode innatendu : "Ca me donne envie de te faire DON."

Bon, là , une pause s'impose. Quand Capone maifeste l'envie de faire DON, ça ne veut pas dire qu'il va lui filer de la thune, non. Parceque "DON", dans le millieu des gangsters, ça veut dire "Monsieur" . C'est de l'Italien, si. Et dans leur jargon, un "DON", ça veut dire un Parrain.

Capone poursuit : "Bon s'tu veux, au début , je me suis dit , c'est qui ce connard qui importe du Chianti et qui me coupe l'herbe sous le nez et sous la barbe? Et puis j'ai goûté à ton Chianti. Et là, Bordel , j'ai vu apparaître un orchestre! Nom de Dieu, je suis entré dans une pièce vide et soudain mon coeur a fait BOOOM !!! C'était un orchestre entier d'anges potelés qui jouaient avec mon coeur !!! Ce PUTAIN de Chianti ést PUTAIN de bon !!!! Il me rappelle mon PUTAIN de pays comme aucun autre PUTAIN de Chianti avant lui ! C'est pourquoi j'ai décidé qu'à partir de maintenant...



A SUIVRE...

Non, j'déconne...

"C'est pourquoi à partir de maintenant, tu vas bosser pour moi. Tu seras mon importateur de Chianti officiel ! Et à partir de maintenant, on s'adressera à toi avec respect. On s'adressera à toi , non plus en tant que Giacommo Davidelli qui importe des super chemises Italiennes de merde, mais en tant que DON CAMICE. (le Parrain de la Chemise ) . Sous-entendu : de la chemise coupée au Chianti ! Cool , man, non? "


Ouais, grave cool, man.

Ce qui fait que Giacommo Davidelli disparut peu à peu. Bientôt , on ne l'appela plus que DON CAMICE. (ce que les gangsters américains avaient le plus grand mal à prononcer à l'Italienne...ce qui fait que de dérive en dérive, il se retrouva à répondre sans problème au nom de DON CAMITCHI, c'est de la phonétique, hein)

Tout va bien. Don Camice fourgue ses chemises et son Chianti à tour de bras. Le pourcentage exigé par Capone lui laisse largement de quoi se payer son 4x4 et même une cuisine Vogica intégrée. On raconte qu'il offrit même un original de Tom Of Finland à un clochard inconnu, en pleine 1887254657956ème Avenue, un soir de beuverie avec la bande à Capone.

Les affaires vont bien, c'est le moins qu'on puisse dire. Le bonheur est parfait.Ambiance Shiny Happy People et Club 54... tout va bien.

Tout va trop bien.

Et là , c'est le drame.



A SUIVRE...


(C'est chiant, hein !)

17/01/06 - 22:27

UNA STORIA IMPROBABILE (part one)

Chers petits amis , je vais vous raconter l'histoire de la famille Davidelli, pour ceux que ça interesse. Non, restez, chers petits amis , quoi ! Vous verrez, c'est une histoire rocambolesque , una storia importante , que dis-je une véritable saga familiale, que vous pourrez suivre en même temps que moi dans votre livre d'images. Vous saurez que le moment est venu de tourner la page, lorsque vous entendrez le truc qui fait "COIN!" faire...heu... "COIN!".

C'est bien compris ? Alors commençons...




Notre histoire commence à New-York, en 1931, en pleine prohibition. (Non mais je vous assure après c'est vachement moins chiant.)

La prohibition.
Interdiction totale de vendre de l'alcool dans 48 états fédéraux. Cette pruderie americaine engendra l'avènement d'une nouvelle race d'Americains: les gangsters. Des pontes souvent issus de l'immigration , qui s'enrichirent en vendant clandestinement de l'alcool par tous les moyens possibles. Y compris l'intimidation et le meurtre.Parmi ces gangsters, possédant leurs propres distilleries et réussisant à importer d'Europe et d'Asie les alcools les plus exotiques, le plus sinistrement célèbre était bien entendu Al Capone. Le terrible Al Capone, semant la terreur et le sang dans ... heu à peu près partout, en fait. Celà dit on s'en fout un peu d'Al Capone , parceque l'homme qui nous interresse n'est même pas sur la photo. Ou alors seulement ses chemises.

Je m'explique : En 1931, à New-York, l'homme sur lequel vous avez interêt à porter votre attention sinon j'arrête, fut certes peu chanté, et oublié par l'Histoire. Cet homme, petit commerçant immigré Napolitain, se nommait Giacommo Davidelli.

Giacommo Davidelli vendait des chemises. Mais attention, pas des chemises pourries qui boulochent, genre La Halle Au vêtements , hein ! Nan, de la Chemise de qualité. De fabuleuses chemises super classe , importées directement d'Italie. Et justement , en 1931 à New-York , L'Italie , c'est le summum du raffinement. L'Italie c'est le rêve Européen, la distinction Européenne. L'Italie c'est TROP LA CLASSE ! Notamment grâce au prestige populaire véhiculé par ces gangsters Italo-Américains promenant sur eux les plus beaux signes exterieurs de richesse en pleine récession du pays. L'Américain qui a faim rêve de costards rayés de chez Dolce e Gabanna, même que c'est toujours comme ça. Justement , Giacommo Davidelli vend des chemises hallucinantes,parsemées de motifs propices au rêve, comme par exemple des boîtes à rythme Roland TR808 ou encore des tickets d'Euromillions! Et en plus, ce sont de vraies chemises Italiennes, importées d'Italie (c'est souvent le cas)

C'est pourquoi peu à peu , les gangsters New-Yorkais commencent à se fournir chez lui. Y compris l'armée personnelle d'Al Capone, et bientôt le grand Al lui-même !!! (hallucinant, non? )
Peu à peu , notre brave Giacommo , qui commence lui aussi à rêver de millions, de femmes et d'un 4x4 Toyota pour crapahuter dans les Rocheuses, sent poindre l'envie d'un business, certes illégal, mais bien plus lucratif que celui de la chemiserie. Cette même année 1931, il commence alors à importer un autre genre de came (c'est du jargon de Chemisier). En gros, ses caisses de chemises importées de Naples comprennent alors en général une couche de chemise, suivie d'une couche de bouteilles de Chianti, suivie elle-même d'une autre couche de chemises, suivie elle-même d'une autre couche de bouteille de Chianti , etc....
Giacommo Davidelli se lance peu à peu dans le commerce de vinasse prohibée.

Le risque est grand. Il sait que si cet import illégal vient à être découvert, il risque de la part du gouvernement fédéral de se voir gazé sur la chaise électrique ou pendu à coups de révolver... Par ailleurs, la bande à Capone n'appréciant que moyennement la concurrence sur leur territoire, il pourrait avoir à subir de leur part des séances de torture comprenant l'usage d'une tronçonneuse comme dans Scarface, ou même l'intégrale de la dicographie de Björk , ce qui est pire que la mort...



A SUIVRE...

(C'est énervant, hein !)

16/01/2006

16/01/06 - 22:30

Il est 22h30...

... j'ai faim.

Je vais me faire un truc au micro-onde.










Vous voyez ce que je veux dire ?




Au fait , on vous demande du fric depuis le Bénin pour bouffer à vous aussi ?

16/01/06 - 22:18

Y'a quinquin ????



Ca fait quelques jours (semaines) que je ne me connecte plus que rarement sur ce site à blogs. La raison ? Je me pose des questions sur mon envie de tenir un journal... Je sais que je me suis amusé comme un petit fou avec ce support , et que ce site m'a permis de rencontrer plein de nouveaux amis que j'adore.

Cependant je dois me rendre à l'évidence , j'y ai par le passé consacré un temps fou. Un temps de fou.
Scotché à mon journal-mes commentaires-mes messages-ma vie-mon-oeuvre, scotché au journal des inscrits (Z'ont écrit quoi, mes potes , et les autres? Tout le monde va bien? Ah , non, tiens , aujourd'hui, tout le monde va mal...) Ce temps , j'aurais pu le passer à faire des choses plus utiles, moins futiles, moins emportées au final par la grande marée des millions de blogs scintillant sur la toile...

J'aurais pu passer ce temps à faire des choses qui restent.

D'une manière ou d'une autre. Plus ou moins...

Même si , d'un autre côté, j'ai tendance naturellement à penser que rien ne reste jamais , même si ça à l'air solide et construit pour l'éternité. Built to last...

Oui je me suis bien amusé ici, mon blog plus que conséquent en témoigne... je n'arrive même plus à remonter jusqu'au premier article, sous peine de mourrir d'un claquage du doigt qui scrolle.


Mais depuis quelques semaines j'ai à peine envie de me connecter. Je risque à terme de perdre le contact avec les gens que j'ai rencontré et avec qui je parle souvent ici... Ca m'emmerde.

Et quand je me connecte , je réponds à quelques messages, je lis quelques articles sur le journal des inscrits... Je ne compulse même plus frénétiquement les blogs de mes potes. (shame on me)

Et je n'ajoute rien sur le mien.

Il y a une bonne raison à ça.

Quand on s'apperçoit que son blog est constitué de nouveaux articles qui parlent du fait de tenir un blog , c'est qu'il y a un problème... ( ce que mon ami Pierrot appelle du métablog)

Un peu comme cet article-ci...


Alors je me pose seulement la question suivante , je vais tenter un raccourci hasardeux :


Oui, ok , ok , j'ai fini par comprendre ça, et par en être intimement convaincu , la vie vaut d'être vécue.

Mais vaut-elle la peine d'être racontée?

Je veux dire, au fur et à mesure? Alors même qu'il ne s'y passe rien ou si peu?

Est-ce qu'on ne devrait pas réserver sa plus belle plume pour LES moments ? Ceux là , oui...



????

14/01/2006

14/01/06 - 01:18

Un nez qui flaire , une décision qui tombe, un coeur qui bat...

C'est



Vous apprendrez à la connaître.



(Putain, je sens qu'on va en bouffer, sur ce site, dans les prochains jours...)

13/01/2006

13/01/06 - 09:16

It's friday... (es ist Freitag)

Ca a beau être vendredi... Y'a des jours, quand même... Quand il fait ce temps-là...quand votre nuit, ç'a été "Samba-samba die ganze nacht" sur l'oreiller pour cause d'insomnie... quand le réveil sonne et qu'on se lève lourdement , ambiance "gorille dans la brume"...



...on a l'impression de vivre dans un slow hard-rock d'Allemagne de l'Est...Un chanteur nasillard nommé Klaus-quelque-chose vous couine qu'il vous aiiiiiiiimeuuuuh toujours, sur fond d'arpèges grisâtres...et ça donne surtout envie d'aller directement se jeter d'un pont.


Mais je ne vais pas faire ça.


Non non non.


Tu peux te brosser, Klaus.



Gotta get up, gotta get up, gotta get up
And time won't take my looooooooove/Awaaaaaaaaaaaaaay!!!!!!

13/01/06 - 00:46

And all that I can see

...is just another

12/01/2006

12/01/06 - 21:27

Microwaves and bad vibes...

C'est bizarre, depuis que j'ai un de ces trucs:



...je me sens encore plus célibataire.

Célibatairement urbain et urbainement single.

Je mange tous les soirs des trucs qui ressemblent à de la pâtée pour chat.

Et en plus j'ai cette horrible chanson de Dire Straits dans la tête à chaque fois que je fais réchauffer un de mes plats pour célibataire surgelé...

We've got to install microwave ovens, custom kitchen deliveryyyy, we've got to move these refrigerators, etc


Manquerait plus que je me mette à lire du Houellebecq.

(Au fait, "Plateforme", j'aime vachement...)

09/01/2006

09/01/06 - 08:15

C'est fou comme j'ai rien à dire ces jours-ci...





...à part peut-être...


BONNE SEMAINE A TOUS !!!

07/01/2006

07/01/06 - 02:49

J'ai essayé.

Ca n'a pas fonctionné. Ce soir ça n'a pas fonctionné.

Voir les gens, mes gens préférés à moi, là où ils sont. Me mêler à eux et respirer leur entrain. Je les aime pourtant, j'aime être parmis eux mais une fois de temps en temps ça ne me réveille pas.
Je suis arrivé comme un somnambule avançant péniblement à travers la brume pâteuse d'un mauvais rêve.

Tout ça parce qu'un salaud de fortune m'a dérangé dans ma petite journée et a été amené par les circonstances à filer un grand coup de pied dans une de mes névroses préférées. Pénétrant pour une très bonne raison dans mon cercle magique protecteur, celui où rien ne peut m'atteindre... Foulant de son pas et de ses mots non invités mon espace à moi, celui où personne d'autre que moi n'a plus le droit de pénétrer...

Il a frappé le plus innocemment du monde là où ça fait le plus peur, le plus noir, le plus mal. Je ne lui en veux pas. Il avait une très bonne raison. Une raison à lui. Une raison de sens commun. Sauf que je croyais qu'ici le sens commun ne s'appliquait pas. Ici, c'était à moi, c'était chez moi c'était régi par moi. C'était moi.

Mais cette fois il y a eu irruption. Il est entré il est ressorti. Mais ce qu'il a vu...
Ce qu'il a vu est resté avec moi. Je me suis vu par ses yeux, moi et mon environnement choisi, si je veux bien me l'avouer. Il a vu et il a su que le délabrement, l'acceptation du délabrement, c'était moi.

Moi je sais que ce n'est qu'une transition, que je ne suis pas toujours comme ça, que souvent j'en ai assez et que je ne fais que prendre mon mal en patience. Je sais que je vais revoir la situation, à mon rythme, et que je vais la faire changer, même si pour l'instant j'en accepte bien trop. Je sais que c'est moi aussi, mais que je ne suis pas QUE ça. Ce qu'il a vu.

Mais ce qu'il a vu, pour lui, étranger, c'est devenu en une fraction de seconde du définitif. J'ai été classé. "Il est comme ça. Mon Dieu..."

Depuis, ces formes noires et changeantes flottent dans mon esprit, me promettant l'angoisse d'être jugé et condamné aussi rapidement par un quasi inconnu, qui n'est et ne sera jamais rien pour moi... Le pire c'est que je sens que cette brèche que j'ai ouverte, le laissant s'engouffrer, n'a fait que créer un précédent. Il va revenir. Dès qu'il a été dans les lieux j'ai su qu'il VOULAIT revenir. Il reviendra. J'en suis sûr.

Je dois me préparer. Pour, la prochaine fois , n'en avoir rien à foutre. Pour être capable de rajouter mentalement à la fin de chaque phrase que je lui dirai, ce petit appendice si pratique, qui change tout : "Et je t'emmerde".

Comme dans "Oui, je sais, ça n'est pas ce que vous avez l'habitude de voir (et je t'emmerde)."




En attendant , pour trouver le repos, je n'ai qu'une solution , faire taire le disque dur principal, celui qui mouline des pensées blessées, contaminées par le virus. Le disque dur qui a crashé dans l'après midi. (vous pouvez retirer ce périphérique en toute sécurité )

Et passer sur le disque dur de secours, celui où les données sont sauves, et saines, et défragmentées.

Celui où il y a "Ma musique ".

Je sais me calmer en écoutant de la musique à l'interieur de mon boîtier crânien, et elle réside dans un dossier non partagé. Impartageable. Mon cerveau reptilien est un jukebox. J'en remercie le hasard chaque jour.

Il suffit d'appuyer sur PLAY...



(B.O. : THE SERVANT : Orchestra.
Je me damnerais pour pondre une chanson pareille...)

06/01/2006

06/01/06 - 01:54

Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous, pas de coïncidenceuh...

Dans la série "Aujourd' hui le Destin et le Dieu de la Consommation ont décidé de se foutre de ma gueule" ...



Ce matin même, je postais sur ce journal un article faussement énervé contre les parfums Mugler, qui selon moi, étaient faits à base d'anges écrasés (Angel), alors que je porte souvent la version "homme", oui, enfin la version "tapette". (A*men). Je concluais cet article par un puissant : "Mugler, salaud, le Ciel aura ta peau ! "

Ouais...résultat, cet après-midi, quelqu'un qui n'avait absolument pas lu cet article m'a offert en cadeau de Noël...


... le nouveau parfum de Mugler. (B*men).


Autre hasard étonnant, je suis retombé sur un pote dans la rue, alors que nous nous étions perdus de vue depuis deux ans. Là, on parle un moment , et avant qu'il ne file, je pense à lui donner l'adresse de mon blog. Ben oui, c'est comme ça, maintenant, on donne l'adresse de son blog aux gens qu'on aime bien, en pleine rue sous la pluie. On pense qu'on est bien content de les retrouver mais quand même on pense à son audimat... Bref, je lui donne l'adresse du journal et au passage, lui recommande chaudement de tester l'ambiance familiale et décontractée de ce merveilleux site appelé Gayattitude, GA pour les intimes. Je luis précise non sans humouuuuur, qu'il s'agit d'un repaire de névrosés, de barjos et surtout, d'alcooliques. (Je fais de mon cas une généralité, je sais)


Résultat, une heure plus tard, je pénètre dans un magasin spécialisé en vins afin d' acheter une bouteille de Bordeaux, et voilà sur quoi je tombe :


sauf que le Ga, là c'est pour Gamay. A la votre, les amis !



Là c'est clair, il y avait un message à lire dans tout ça. Alors, ce soir, avant de m'endormir je vais tâcher de me repentir pour toute la mauvaise foi, tout l'humour pince-sans-rire et toute la langue de pute que j'ai pu déployer au cours de cette journée...



Parceque sinon, demain, je risque de me le reprendre dans la gueule.

05/01/2006

05/01/06 - 14:06

NON !


Tous avec moi pour dire : NON. (Pas tous à la fois, merci )

Non, il faut que ça cesse. Barrons la route à ces parfumeurs inhumains qui, au nom de la fashion torturent des povres anges bleus innocents pour en faire des parfums !!!



Avez vous déjà visité l'usine qui fabrique ces parfums sucrés???
Je peux vous assurer que le spectacle de ces anges pendus par les pieds, puis qu'on écrabouille à la presse hydraulique pour en extraire l'essence, ça vous fendrait le coeur...


MUGLER, salaud, le CIEL aura ta peau !!!

 

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