"oh, écoutes, chéri, c'est notre chanson ... "
Tu sais quoi?
Tout à l'heure en partant au boulot, dans le métro, les larmes me sont venues aux yeux.
J'avais mon balladeur dans les oreilles et j'écoutais aléatoirement de la musique pour me mettre en train.
Et puis ce satané algorythme a décidé de me ressortir ce truc. Ben ouais, quoi. C'est clair, si toi et moi on a UNE chanson, c'est celle-là, non?
DEPARTURE LOUNGE : "I love you".
Fallait oser, quand même. Faire une chanson intitulée "I love you". C'est presque de la provoc.
On pourrait croire à une parodie. Mais non. C'est une chanson où le mec, Tim Keegan, chante juste à la personne qu'il aime...qu'il l'aime. Et du coup, je sais pas, y'a un truc qui trenscende la niaiserie. OK, c'est un morceau "TOO MUCH", avec des choeurs qui font "hou-hou-hou" et de la tompette un peu bancale, un peu désaccordée... Mais bordel, dans cette chanson, y'a une phrase qui me fait quelque chose....
"The very first time I saw you, I knew I'd seen your face before..."
C'est tellement vrai. La première fois, le soir où tu m'es tombé dessus dans un bar, avec ta maladresse, ta gêne, ton air conquérant et craintif en même temps.. c'est ce que j'ai ressenti.
" La toute première fois que je t'ai vu, j'ai su que j'avais déjà vu ton visage." Comme si on se connaissait déjà. Je sais pas. Un truc irrationnel.
Je le SAVAIS. C'est tout. Je suis resté scotché. Je m'en souviens très bien. J'ai pris une contenance, mais quelque chose s'est passé à l'interieur, instantanément.
Je me souviens, après cette soirée arrosée, je t'ai dit, avant de m'engouffrer dans le métro :
"Toi, je sais pas pourquoi, j't' aime bien."

Et maintenant, je sais.
Ca fait quatre ans, je viens de tilter. Wow.
Pas quatre ans à temps plein, non, parcequ'on a eu du mal à se mettre sur la même longueur d'ondes. On s'est séparé puis retrouvé. Un certain nombre de fois. Mais maintenant... c'est bizarre, quand même, quand on y pense.
Je t'aime autant que tu m'énerves. Tu as autant de tendresse pour moi que je te tape sur les nerfs... Parfois même on se paie le luxe de s'ignorer ou de se regarder l'un-l'autre de haut. Les faiblesses que je vois chez toi me dérangent parceque ce sont aussi les miennes et vice-versa.On poursuit cette relation quand on a le temps, et quand on est trop occupés, on la met en pause... Et puis un jour on se rappelle et c'est reparti... mais y'a QUELQUE CHOSE, c'est indéniable.
Bref... je reviens à cette chanson, dans mon balladeur.
Définitivement, et quoi qu'il arrive, elle me rappellera désormais , et pour toujours , un garçon aux yeux d'enfant. Aux yeux de vieil enfant. Aux yeux bleus . Un Julien.
"I loooove you
(Houuu-houuu-houuu)
I love you
(Houuuu-houu-houu)
It's beautiful and true
(Houuu-houuu-houu)
I love you...
(Houuu-houuu-houuu)
04/04/06 - 23:12
"Pas quatre ans à temps plein, non, parcequ'on a eu du mal à se mettre sur la même longueur d'ondes. On s'est séparé puis retrouvé. Un certain nombre de fois."
Oui, c'est zarbi, ça fait réfléchir...
sorty