Ma vie c'est vraiment que d'la life...
Un peu parti un peu naze, je sors de ce bar de fags
(c'est la seule rime que j'ai trouvé)
Histoire de reprendre un peu le cours de ma vie.
Parceque ma vie en ce moment c'est vraiment rien que d'la life.
Je veux dire. Well, it's a bittersweet...
symphony this li-hife, non ?
Je rentre à pied (oui, j'en ai qu'un, l'autre est en bois)
Je vogue toutes voiles affalées à travers la nuit. Je regarde (les rues) j'entends (des 0 et des 1 qui font de la musique dans mon balladeur) ,
je ressens...
J'absorbe,je n'ai plus d'égo. Je suis juste là pour faire "sluuuurp", un morceau de Sopalin qui marche (avec une casquette bleue à la con)
Je me sens bien et atrocement mal.
J'envoie tout ce que je vois brûler dans les flammes de l'Enfer , et je l'aime. Tout est beau, tout est pitoyable. Tout est toujours pareil et ce soir un peu unique, rien que pour moi, pour mes yeux à moi.
Je passe dans un mouvement latéral parfait, devant un bar où des gens apprennent la Salsa. Ce serait un chouette travelling, ça, ce que je viens de voir, dans un chouette film que je ne saurai jamais faire. Mais ces crétins de bobos qui se dandinent en couple sur du sucre venu du Sud me touchent bizarrement. Heureusement, je n'entend pas leur musique , probablement des tubes, genre Compay Secundo (mêmes pas foutus de découvrir le premier. Il leur a fallu attendre le deuxieme pour danser enfin...) Moi, je glisse le long de la baie vitrée du bar , je les vois tournicoter en remuant du bassin Parisien, mais au moins, sur MA bande originale à moi , celle de mon petit disque dur portable à trois gigas.
et c'est rigolo de voir des gens danser la Salsa un vendredi soir sur fond de William Sheller . "Sont venues misère, et longues nuits, Dieu me l'a donnée, Dieu me l'a repris..."
Plus loin,une Chinoise s'énerve sur un interphone. Je crois que je n'ai jamais vu une Chinoise calme de toute ma vie.
Je repense à ce que m'a dit un ami ce soir dans le bar, ce gars qui me touche tellement, et que j'envie souvent parceque contrairement à moi, j'ai l'impression qu'il assure. Et puis en repensant à sa présence,oui, à la texture de sa présence , finalement j'oublie ce qu'il m'a dit. Pas grave. Il m'a réchauffé quand même.
Et puis les autres, toute la bande. (Tu sais que j'avais plus eu une BANDE depuis mes 16 ans ???) Des qui vont bien, des qui font semblant, des qui veulent un calin ...
Et puis je me dis que rentrer à pied c'est comme rester chez moi à picoler, finalement, c'est fuir, plus ou moins.
Mais que fuis-je ?
Et comment peut-on être à la fois aussi environné, emmitouflé dans la vie , et autant en dehors ? (Oh putain j'ai failli mettre une majuscule à Vie )
Enfin...je finis par arriver chez moi.
J'arrive à la maison, et je m'accueuille sur le pas de la porte.
Je me pose, je blogue un coup, je m'fais des nouilllllles.
Tout est gris, c'est l'hiver à Paris et on se gèle les ...........
(Alors, de quelle chanson elle vient, celle-là ???)
J'adore. J'aime tout. En bloc. Même si c'est vraiment que d'la life.
P.S. : et je pense à toi.
03/11/06 - 22:57
Bel exemple de pauvrefillisme.
klima