Bon. c'est pas drôle . Mais vous allez quand même vous foutre de ma gueule. M'en fous, je m'en vais vous conter ce qui vient de m'arriver. Comme d'habitude, un non-évènement de l'ordre de l'infiniment petit. Mais pas vraiment.
Je glandouille sur GA, en ce jour de repos. Plus loin, la télé est allumée, sans le son.
Et là, entre deux discussions avec des copains du site , je jette un oeil bovin à la machine à faire du mouvement. Immédiatement, un truc me fait lever les sourcils.
(Oui parceque je sais lever les sourcils. Jack Nicholson, imposteur !)
Je tombe sur la pub. Plus précisément une pub qui annonce que : la série TV "Prince Noir" est ENFIN (sic) en vente en dvd.
Mais oui, Prince Noir, alias "Black Beauty ", le mercredi aprem dans "les visiteurs du mercredi ", présenté par Soizic Corn. La série avec le cheval noir qui sauve les enfants en train de se noyer dans les sables mouvants, mais si ! La serie avec le cheval noir qui sauve n'importe qui en train de se noyer dans n'importe quoi !!!
On devait être nombreux à l'avoir totalement oubliée, celle-là. Mais bon, du coup j'essaie de me souvenir de ce truc. Et puis peu à peu en y pensant , des images me reviennent. Des sons, aussi. Parceque ce dont je me souviens avant tout, dans cette série de mon enfance, c'est que la musique du générique était vachement bien! Pour voir que c'était une série Anglaise un peu fauchée, je trouvais, déjà quand j'étais petit , que la musique était super. Ce theme de générique évoquait vachement bien un cheval en train de galoper et aussi des enfants qui avaient plein d'aventures avec leur cheval dans les verts pâturages de l'Angleterre. Et ça, pour un gamin élevé en HLM au fin fond de l'Auvergne en 1976 par des parents qui ne s'aimaient pas, laisse-moi te dire que ça faisait rêver.
Alors vous savez quoi ? J'ai eu , d'un coup, une envie irrépressible de réentendre ce générique. Je l'ai cherché et je l'ai trouvé (très facilement) . Mais c'est la suite qui est bizarre.
J'ai ouvert mes oreilles, et j'ai lancé la lecture. Et cette pauvre musique toute merdique enregistrée avec un philamonique smicard de la BBC...m'a déclenché en quelques secondes à peine... une crise de larmes ! Je sais pas, c'est parti d'un coup, je souriais, et puis d'un coup je souriais plus, mes yeux se sont remplis et c'était parti pour la vraie, la grosse, l'inextinguible, féérie des eaux !!!
ben merde alors...
Trop d'enfance qui revient d'un seul coup, je suppose. Les mercredis. L'école primaire. La maîtresse. L'attente d'un autre mercredi où je pourrais à nouveau voir ce putain de cheval sauver des enfants des putains de sables mouvants dans la campagne loin, loin, loin de chez moi...
Extraits de l'interview qui va détruire l'industrie musicale.
INTERVIEWER:
"Alors, Johnny. Votre musique. D'où vient-elle ? Don du Ciel ou travail acharné ? "
JOHNNY :
"Eh bien tu sais, toute la musique que j'aimeuh... Elle vient de là (montrant son portefeuille) Oui, elle vient du flouze. Les artistes, on dit tous pareil , on dit : oui , j'ai fait un nouvel album, et que c'était rat , et que c'était rat , mais en fait, les mots sont toujoureuh les mêmes, et tout ça, ça devient du flouze. Il y a longtemps sur des guitares, j'avais voulu chanter l'amûûr.La depression, le désespoir. Et je m'en souviendrai toujûrs. Oui parceque l'album "Deprimé au Palais des Sports ' est mon disque qui a le moins bien marché. (rire) Même le palais des Sports il était à moitié vide, car...heu...on ne peut rien contre la technique.
Alors j'ai arrêté de chanter mes peines et mes espoirs. Pour exprimer ce qu'est le flouze."
INTERVIEWER :
"Mais...la sincérité? Et l'Art ? Et l'amour de votre public ?
JOHNNY:
"Wooooh le flouze ça veut direuh qu'ils m'aiment! Certains m'en donnent à en crever . Mais là les impôts te le prenneuh. Et moi je tiens à le garder (rire) Tiens, toi, par exemple, heuuuu ... ? ...
INTERVIEWER :
Gabriel.
JOHNNY :
Ok, heu Gabriel, toi tu te fais combien? Pas par mois, hein, non : par heure ?"
INTERVIEWER :
"Bon , heu, Johnny. Je ne sais pas si cette interview pourra être diffusée, vu la teneur de vos propos. Ca va faire scandale, vous le savez, non ? Vous ne pensez donc qu'à l'argent . Toujours. C'est votre motivation principale. C'est terrible ...
JOHNNY :
"Non, ton interview, mon vieux, elle est pas terrible. Pour en revenir à l'essentiel, au flouze. Oui c'est le sujet de tout ce que je fais. Mes chansons et aussi les affiches où j'ai l'"Assurance-attitude". Est-ce qu'on peut faire plus rock'n roll que l'assurance-attitude ? Je vais te dire : Moi je m'en fiche, oui, je fais ça pour le flouze.
Toute l'année, même l'été parceuqueu comme il dit Eddie Cochran :"There ain't no cure for the summertime flouze ". (rire) Et c'est dans cette OPITIQUE DEUUUX MIIIILLE que je, je peux dire que suis un vrai chanteur de flouze. Je le chante autant que je l'aime , et je le chanterai toujûrs.
INTERVIEWER:
Le mot de la fin, Johnny?
JOHNNY:
La musique vivra, tant que vivra le FLOUUUUUHOUUUUZE !!!!!"
La semaine prochaine : Pascal Obispo. Ou n'importe quel autre, d'ailleurs.
où il construisait intégralement un PC sans jamais en avoir ne serait-ce qu'ouvert un dans sa vie.
THIS SEPTEMBER, donc , vous allez l'adorer dans :
THIS SEPTEMBER... THINGS GET WORSE.
Son balladeur MP3 rend l'âme (une scène déchirante) (C'est quand même gore, hein, le mp3 perd même une vis)
Alors l'homme , las, se lève et part vers une Quête. Il se bat au péril de sa vie pour trouver des micro-tournevis , puis part défier trois opticiens successifs, qui lui font passer des épreuves.
Oui, des opticiens, vous allez comprendre pourquoi.
Vainqueur, il repart enfin avec une vis minuscule, du bon format pour le balladeur, et qu'on ne trouve pas chez Casto. (Y'a tout ce qu'y faut, mon oeil. ). Ni ailleurs dans le commerce. Mais que les opticiens utilisent couramment.
Parvenu au bout de son chemin, et avant de s'effondrer de fatigue, il ouvre le ventre de son balladeur MP3 moribond et le répare avec les micro-tournevis et un pitit bout de carton vu qu'à l'interieur le bloc a tendance à flotter, quand même.. D'où faux contact.
Grâce au bout de carton, ça ne flotte plus. Et le MP3 alors réssuscite. It RE-LIVES et Se RE-allume , son écran brillant de ses mille feux. (vous verrez, c'est bouleversant. Pas un oeil sec dans la salle)
ATTENTION: SPOILER ->
L'homme est heureux. Il sait qu'il va pouvoir à nouveau écouter les merdes qu'il avait stocké recemment dans la machine. Un modèle de cohérence, ce disque dur, surtout en mode aléatoire...
Genre Nicole Croisille->Nine Inch Nails->Kate Capshaw qui chante "Anything Goes" en Mandarin dans Indiana Jones Et Le Temple Maudit->Neil Young->Kate Capshaw qui chante "Anything Goes" en Mandarin dans Indiana Jones Et Le Temple Maudit...
yeah.
Bon en gros, THIS SEPTEMBER... j'ai réparé tout seul mon MP3, quoi.
Sauf qu'on est en août.
je zappe, machinalement. Et je tombe sur l'émission de Mireille Dumas, "vie privée, vie publique". Emission que je n'aime pas particulièrement, d'ailleurs. Assez pute, en fin de compte.
La thématique de ce soir : "CES COUPLES QUI DURENT".
Et là, au mileu d'Alain Afflelou et sa copine, de Didier Lockwood et sa copine... que vois-je ?
DAVE et sa...heu... Dave et son mec. Dave et son Patrick d'amûûûr, son parolier, Patrick Loiseau, avec qui il vit depuis 35 ans (!!!!!) et qu'il présente ce soir officiellement pour la premiere fois à la télé, depuis le temps qu'on en entendait causer...
Ce couple est traité ici, dans cette émission sur exactement le même plan que les autres.
et là je dis...heu...ben: RESPECT !
Respect à Dave, d'avoir peu à peu travaillé, sur des années, à amener les médias à considérer (enfin ) tout ça comme parfaitement normal. Et respect à Mireille Dumas, qui n'a pas souhaité traiter ce couple précis différemment des autres couples de l'émission, et qui ne les a pas casés dans une émission "spécial couples strange "...
Alors pour une fois c'est pas un coup de gueule que je pousse, mais plutôt un coup de chapeau. Parcequ'une fois de temps en temps, on a besoin d'un truc comme ça.
Ca prouve qu'il y a de l'espoir et que les choses ne sont pas désespérées :)
Depuis que j'ai découvert MAD TV, je suis complètement mad.
Enfin plus ou moins. Faut pas déconner, non plus, si j'étais un mec marrant, ça se saurait.
Celà dit, je m'éclate depuis mes 17 ans avec le magazine MAD, par lequel tout à commencé. Un mensuel américain constitué de parodies de films, émissions de tv ou séries , le tout sous la plume de dessinateurs de bd déjantés.
Maintenant qu'ils ont leur propre émission sur la chaîne COMEDY CENTRAL , l'humour s'est radicalisé, devenant bien plus trash, pour notre plus grand bonheur. Les parodies sont réalisées avec soin pour coller à l'original au plus près, et la troupe de comédiens est saturée de talents comiques. On va bientôt voir ces gens partout, c'est clair (en fait ça a déjà commencé)
Bon, comme vous avez l'air d'avoir aimé leur parodie de Heroes, voici un autre de leurs grands moments. Sur ce coup-là, ils n'ont pas fait dans la dentelle. Ou alors celle des petites culottes.
Mais ceux qui aiment la série détournée ici devraient adorer :
Avec la super chanson Française du générique Français. (C'est le "Starsky et Hutch, Na-na-na-na-na-na-naaa" de maintenant, une sorte de "NouvelleStar meets Evanescence")
Je sais pas si c'est une bonne série, sur la durée. Moi j'ai décroché à l'épisode 6. J'ai commencé à trouver ça chiant et j'ai commencé à être sûr que ça allait dans une direction qui me convenait pas. Je sentais poindre le spandex.
Ok, j'ai peut-être mes propres fixations fétichistes, mais le spandex, c'est juste NON.
On parie, qu'ils finiront par avoir chacun leur costume officiel de super-héros ?
Anyway, avant que ces personnages à priori interessants ne finissent ensevelis sous la voix-off sentencieuse et totalement incompréhensible de Joe L'Indien, avec ses métaphores sous tranxène... voici une parodie salutaire. C'est du MAD TV pur jus, et ça fait du bien !
Je cherche le terme le plus approprié. Alors je dirai : je suis absolument consterné.
Ce mec, Jamel Debbouze, se défend de goûter le communautarisme. Il nie nourrir cette "mise en cases" de l'humanité, qui fait qu'on ne peut plus parler de rien avec personne sans avoir peur d'être mal interprêté. On est segmentés de tous côtés , comme on le dit d'un marché. Nous somme un marché, ou plutôt, maintenant, DES marchés, cohabitant plus ou moins pacifiquement. Pour combien de temps à ce train-là ?
Alors pourquoi son emission présente-t-elle des rebeus qui font de l'humour arabe, des chinois qui ironisent sur la nem-attitude, des comiques feujs dont le seul sujet de vannes est leur jui...heu...juivitude?
Je veux dire, c'est normal, un artiste, ça parle de ce que ça connaît et heureusement, encore. Mais là , ce qui me gêne, c'est l'effet catalogue. L'effet "chacun son creneau".L'effet united colors. Sauf que le sentiment qu'on a c'est tout sauf une unification. Ce qui me gêne, c'est qu'ils arrivent tous avec un ANGLE. "Je suis le comique qui parle de CA".
Par accumulation, c'est dérangeant. Je trouve.Ca donne le sentiment d'une société éclatée qui ne pourra plus jamais prétendre être unie à partir de maintenant.
Alors je suis quoi ?
Un jeune vieux con ? Un raciste qui s'ignore ? Un peu trop fatigué pour avoir la patience de changer d'état d'esprit toutes les cinq minutes (temps estimé de parole de chaque humoriste)? Un ...heu... pédé pas assez militant qui aurait déjà dû penser à aller faire un sketch là-bas sur les homos?
Je sais pas. C'est un sujet sensible et difficile à traiter en un post aussi court ?
J'y reviendrai alors probablement.
Mais l'impression que me laisse cette émission est juste: un gros malaise.
C'est une simple inscription en lettres colorées et gaies, sur les bus Parisiens :
"DANS LE BUS, ON VALIBUS !"
On ...quoi ?
C'est quoi, cette façon de s'adresser aux gens?
C'est atroce, non ? Imaginez l'agence de comm' qui a conçu ce truc. Le mépris, le regardage de haut. Bah, faut leur parler comme ça sinon, ça rentre pas.
Puis le commanditaire (la RATP en l'occurence) qui a validé le truc, joyeusement en se disant : Ouais, CA, ça va marcher. Ca va plaire. Ca va les faire sourire, et puis ils valideront leur titre de transport, ils ne tricheront pas et cesseront de resquiller.
Apparté à voix basse :(Je trouve que c'est au moins au niveau de la banque dont le slogan est "on est là pour vous aider " tout en vous faisant un gros doigt ostensiblement (HypermégamortdeLOL .))
On est quoi ? NOUS, vous, moi ? On est quoi , alors ?
Une portée beuglante de bébés à la fontanelle fragile, en quête de modèle, de directives ? Une sorte de foule sentimentale en bas-âge qui ne comprend rien tant qu'elle n'a pas sa tétine enfoncée profond ?
Ils ont raison sur un point, celà-dit :
On a hâte que nos couches soient changées. Parceque là, ça commence à schlinguer.
J'espère que les gens concernés, sur ce site, tomberont sur ce lien. Parce qu'à ce stade, vous êtes des cas pathologiques. Au delà du récupérable... VOUS LE SAVEZ, CA , hein, vous vous en rendez compte ou pas ??????
Personnellement, j'en viens même à fuir le site pour ne plus tomber sur votre logorrhée stupidement fanatique qui ne convainc que vous et vos pareils. Vous êtes les relais parfaits et prévisibles, d'une stratégie de communication visant en priorité les impressionables et les gens qui aiment qu'on réfléchisse à leur place. Mais en leur laissant croire qu'ils ont leur libre-arbitre.
Vous ne vous en rendez même pas compte. Vous vous en défendez, même. Vous bêêêêêlez. Vous répétez un discours écrit pour vous entre les lignes, prêt à être récupéré et remâché. Et en plus vous vous sentez ELUS alors qu'on se sert de vous avec un mépris si voyant !
Votre épaisse couche est de toute façon tartinée ici en pure perte. Comme si, devant chacun de vos "textes" , chacune de vos photos repiquées , on avait pas une impression de déjà-vous. Encore vous, serait plus exact. La saturation est proche.
PLEIN LE CUL .
Ce qui est drôle, c'est que si un de ces quatre le vase débordait... Dans la rue, par exemple. Si une grande majorité des gens de ce pays en avaient subitement marre de ce blitzkrieg médiatique et de ce grand courant d'air...et décidaient de le faire savoir en masse...
Vous seriez les premiers à mettre vos culs à l'abri .
Aujourd'hui, j'ai retrouvé ma collègue , ma Chef , Claire :) C'est con, hein, mais bon elle commençait à me manquer et j'étais tout content de savoir qu'elle revenait de vacances.
Quand elle est arrivée au boulot , j'étais déjà en poste et quand on s'est vus , il y a eu de grands sourires dans l'air .
Rien à dire de plus. Quand on se revoit, on sourit :)
Tout le monde ne peut pas en dire autant, au taf, non ?
Mais arrêtez, enfin, de filer des banjos, des tambourins ou des ukulélés aux mecs arty mal peignés sapés comme dans les années 70 !!! Surtout les bobos Suédois, c'est les pires!
Après, ils vont enregistrer des albums en Espagne, invitant la moitié des potes musiciens qu'ils connaissent sur la planète et, pour ravoir les tâches dans l'appart, je vous dis pas .
Et puis après faut encore se farcir le disque lui-même .
Et là...
là...
lààààà, c'est...
...écoute en boucle pendant trois jours. (Genre : Whouaaaouh, écoute-ce truc c'est troop sympa c'est trop fun et tout !)
Puis subitement, on a envie de jouer au frisbee avec le cd. UNE SEULE écoute de plus serait mortelle. J'en ai ma dose, donc...je vous les file !
Je vous préviens, on dirait une séquence de Sesame Street. Et d'époque.
(Hey, le barbu avec un gilet rayé , deuxième rang, deuxieme en partant de la gauche, j'étais au lycée avec lui !!! Ah. Non, c'est pas lui en fait.Non mais regardez comment il fait de l'oeil à la caméra, c'est un scandale !!! Il espère peut-être se faire remarquer par un directeur de casting, mais le seul résultat, c'est que je suis, moi, à deux doigts de tomber amoureux, crétin, tu seras bien avancé avec ça !
Et l'aut'là, qu'est coiffé comme John Landis à l'époque des "Loup-Garou Brothers ")
(Oui parceque c'est le fils de Donald). Bref, ben ce fils de, je viens de le revoir dans un vieux film et je suis obligé de me rendre à l'évidence, je le Kiefe. Je le Kiefe grave. :)
Kiefer Sutherland.
Beau gosse dans le genre blond pas fade, avec un regard en coin et un air pas clair .
Ce qui est marrant, c'est que j'ai jamais vu un seul épisode de " 24h". Vous le croyez, ça ????
Mais ce gars là, je l'avais repéré , déjà, dans les années 80, quand j'étais ado. Dans un film qui s'appelle "Stand By Me " où il jouait le méchant, le salaud de première. Dans la vie j'aime pas les salauds mais là, le méchant était assez tentant. Même si, dans le camp des gentil , y'avait River Phoenix . (Qui aurait pu avoir le MONDE dans ses mains s'il avait vécu...)
Bref, tout ça pour dire que...
Kiefer Sutherland, jeune, ben c'était quand il voulait, où il voulait.
Mais maintenant je suis plus super jeune, et lui, il est encore plus vieux alors....
(Qu'est-ce qu'y faut pas faire pour activer l'audimat !)
Samedi soir. Soir des bars, des sorties entre potes . Parfois. Ce soir, pour moi, en tout cas.
A 22h , vu que nous sommes tous raisonables (ou vieux) , je raccompagne deux amis au métro. On a tous déjà pas mal bu. Je leur fait un bisou et les regarde descendre dans le ventre du machin à tunnels.
Puis en rentrant chez moi à pieds, je me retrouve à marcher derrière une jeune fille .
Je marche derrière la jeune fille. Elle marche vite, d'un pas décidé. Elle porte un jean assez serré... En ce qui la concerne, un inconnu qui marche derriere elle dans une rue déserte, ça doit pas être particulièrement rassurant... je commence à ressentir ce qu'elle ressent. Je perçois sa parano naissante. Je ne peux m'empêcher de me mettre dans sa tête et je me dis que , d'où qu'elle vienne, elle pense qu'elle veut juste être tranquille et que si on doit marcher derriere elle pendant son trajet de retour, ça ne doit pas, en aucun cas, être un garçon. Elle voudrait que derriere elle, sur ce trottoir, ce soit une fille qui la suive. Ou alors personne.
Mais en ce moment précis il n'y a pas personne, il y a moi. Et moi, je ne la suis pas particulièrement, bien sûr, je cherche juste à rentrer chez moi. Mais comme elle marche devant moi et que je n'ai rien d'autre à regarder pour me distraire sur le chemin... je regarde la jeune fille, de dos, qui avance devant moi. Je regarde comment elle marche. Comment elle se tient. Si elle à un air assuré où si elle ne marche pas droit. Si elle porte des fringues chouettes ou si elle a acheté ses trucs à Carrefour. Si elle marche sur des nuages ou si elle se traîne chez elle après une grosse claque dans l'affect... Je la regarde et par jeu j'essaie de lui inventer une...
Je suis là, dans mes divagations poétiques sur les jeunes filles marchant seules le samedi soirsur les trottoirs des grandes villes...Et là, c'est le drame.
Je marche derrière la jeune fille au jean serré et je me surprends soudain à penser en toute sincérité :
"Wow, elle à un beau cul."
Parceque cette jeune fille-là , d'où qu'elle vienne et où qu'elle aille , elle s'est retrouvée à marcher devant moi ce soir dans ma rue. Et je me dois d'être honnête. Elle avait un beau cul.
Et comme c'est pas dans mes habitudes de donner des conseils...
...ben si, quand même , y'a un roman qui m'a fait mourir de rire et de désespoir, rire dans le mouroir, pourrir dans le désert, mourir dans les poires ...
Le dernier livre du plus grand auteur Quebecquois contemporain, Michel Tremblay , que j'adore depuis longtemps...
Livre où il décrit les bas-fonds de Montréal et les bas-fonds en général , comme personne, avec leur faune qu'il sait rendre attachante. Livre où une bande de maudits fantômes ont besoin de vous , besoin de vous raconter leur histoire pour trouver leur rédemption , et où vous allez adorer être leur confesseur et leur otage ; livre où comme d'hab, l'auteur part de sa ville adorée pour atteindre à l'universel, et surtout, à l'humain...
Bon, ok, je dois confesser que je chante aussi. Parfois. En étendant mes chaussettes mouillées sur les cordes à linge. Après, on en pense ce qu'on veut. Du résultat, je veux dire.
Je suis en train de terminer la lecture du bouquin le plus flippant que j'aie jamais lu.
Une oeuvre qui décrit avec un bon sens indéboulonnable TOUT ce qui va nous arriver, à nous, petits humains qui vivons sur cette petite planète, et ce, dans un délai d'à peine cinquante ans. Un livre qui parle de notre devenir tant collectif qu'individuel dans ce monde dévoré peu à peu par les lois du Marché et son cortège de technologies qui nous enchâinent en faisant semblant de nous libérer, de tensions internationales, interreligieuses, interVilles (c'est pour voir si vous suiviez) ...
Avant, on disait "anticipation" . Maintenant, on appelle ça "prospective ", terme économiste barbare qui tend à prouver que ce qui est décrit dans ce bouquin a déjà commencé à arriver.
Et il est difficile de ne pas souscrire à cette vision , si on veut rester honnête et réaliste. Ca sonne trop vrai. Et la plupart des processus poussés ici jusqu'à leur extrême, sont déjà en marche. Il suffit de regarder autour de nous, et à l'interieur, aussi...
C'est un livre absolument passionnant.
Le seul inconvénient , c'est qu'on a subitement envie de se tirer une balle, là, tout de suite.
Fait pas beau. En plus les gens y'z arrêtent pas de nous écrire de leurs vacances. Ils envoient des cartes, et tout. C'est gentil , mais bon.
Mes vacances sont finies et j'ai dû reprendre le collier. Pas glop-pas glop.. Au bout d'une semaine j'en ai déjà marre. Alors j'ai eu une idée.
Vu que je bosse près de la Seine, je me suis dit que , s'il venait à y avoir des innondations, mon magasin devrait fermer pour quelques temps . Hihi, chômage technique et nombril en éventail pour Misterblue et ses amis !(Enfin, ses collègues, faut pas exagérer.) Hé oui, et vu ce qu'il tombe en ce moment, c'est même pas complètement improbable que ça déborde! Alors j'ai attendu . J'ai attendu...
J'ai attendu et ça, pour pleuvoir, il a pleuvu !
Et la-musique-tombée-du-ciel-sur-les-toîts-rouillés-de-Rio, o-oh, on y a eu droit! Un vrai steel drum !
Mais d'innondation: Point.
Pfff...alors j'ai décidé de m'en occupper moi-même. Il va y avoir dégats des eaux cet année c'est MOI QUI VOUS LE DIT ! Je m'en charge.
Bon, je vous le concède, ma première tentative n'a pas eu le succès espéré. J'ai essayé de faire déborder ce PUTAIN de fleuve en soufflant dedans avec une paille. J'avais l'air de siroter un diabolo-vase. Ben tu parles: beaucoup de bulles pour rien. Le niveau est même pas monté de CA ! Nada! Par contre j'ai failli m'étouffer en aspirant par mégarde un ragondin
->
Alors rien n'a bougé. Je continue de travailler pour le boss et de bosser à mon travail. Et les touristes affluent sur les berges de la Seine, se photographiant mutuellement en train de prendre des photos.
Ah. Paris sera toujours Paris même si c'est plus ce que c'était...
...Tiens, c'est comme la Chanson Française !
Je viens d'entendre le nouveau single de Benjamin Biolay
>
Apparemment il a été écrit par Joey Starr ou un autre poète du même tonneau. Il parle de caresser des meufs (et de l'espoir) dans une Merco-Benz , et contient en outre ce vers , qui, je pense, va établir un nouveau standard pour la pop hexagonale :
"Petite conasse/pourquoi fais-tu ta radasse ?"
Personnellement, Biolay, j'aime vachement ,hein. Mais là quand même...heu....Sur ce, je vais vous laisser , faut que j'aille relâcher le ragondin dans la Seine, sinon, y vont finir par s'appercevoir qu'il en manque un . Et puis je suis pas un bousilleur d'écosystème, moi.
A vous les studios !
...en rentrant du boulot...
...j'ai envie de renouer le contact avec la petite communauté. Qui commence à être grave-grande, d'ailleurs. Vous commencez à être limite ingérables, tellement vous êtes nombreux, les gars-z-et les filles !!!!
:)
Je me connecte sur GA, parceque ça m'a manqué un peu. Et j'aimerais bien avoir un truc marrant ou désespérant, ou tragique, ou trash ou émouvant ou idiot à raconter. Mais des fois y'a juste...rien. C'est comme ça c'est la vie aussi.
Je suis rentré du boulot (hey-ho, hey-ho!) et j'avais juste envie de faire un petit coucou à les copains qui lisent des fois les blogs et des fois même le mien.
Alors...heu... j'ai rien à raconter, sorry. Je vais aller me faire réchauffer ma bouffe carrée de célibataire dans le micro-ondes rectangulaire. Et avant de regarder un épisode de 26 minutes d'une série qui compte pour l'instant une saison de huit épisodes de 26 minutes sur mon écran carré , je vous fais carrément...
Un petit coucou , pas rond, pas carré, pas triangulaire. Un coucou assez informe, je dois le dire, mais un coucou quand même.
Alors heu...
Sur Canal+ , sponsoring oblige, la météo vous est proposé par un ENORME AGENT IMMOBILIER .
La météo vous est proposée by Millenium 32 :
"Avec Millenium 32, vous aurez toujours une bonne raison de regarder la météo ".
Déjà, le slogan, je suis sceptique, ça veut dire quoi, ça? A priori, si on a recours à une agence pour trouver un toît, et si on veut un toît sur la tête, c'est pour être à l'abri des aléas du temps, non ? Mais là , "Vous aurez toujours une bonne raison de regarder la météo ",ça veut dire que les toitures des maisons Millenium32 sont suffisemment pourries pour qu'on aie toujours une bonne raison de savoir quand il va pleuvoir ?
Mais surtout, ce qui me laisse vraiment perplexe, c'est le choix de la musique du spot. Que ce soit pour une agence immobilère, ou pour un bulletin météo , je ne vois pas ce qu'une chanson qui dit "Ooooh, mercy mercy me " (Aies pitié, pitié de moi ), peut avoir de vendeur...
Quoi qu'en ces mois d'automne venteux et pluvieux, oui , on serait tenté de formuler une prière de ce genre-là.
"Novembre, toute l'année/Toute l'année c'est novembre/Le ciel est blanc/Le ciel est blanc cassé..."
En tout cas, n'achetez pas de maisons proposées par Millenium32, puisque vous aurez, du coup, toujours une bonne raison de regarder la météo. Apparemment.
Ca y est, encore un de mes célèbres lapsus visuels . Vous savez, quand on lit rapidement un texte et que l'esprit enregistre complètement autre chose.
C'était dans les toilettes d'un café. Posé sur le réservoir se tenait un petit désodorisant à mèche, un truc avec du liquide vert fluo dedans. Sur l'étiquette, le nom du parfum choisi, censé vous faire rêver...
"EVEIL CHAMPÊTRE"
Mes yeux se sont posés là-dessus et j'ai instantanément été pris d'un fou-rire à cause de ce que MOI j'ai lu. Je suis donc remonté dans la salle en ricanant comme un crétin pour annoncer que j'avais trouvé un super titre pour un film :
.
J'imagine bien une de ces voix menaçantes de bande-annonce américaine :
"This summer , whatever you do...don't smell the flowers.
(musique flippante)
... EVIL CHAMPETRE."
Par contre, comme nom de désodorisant, je conviens que c'est pas terrible.
Veuillez noter que ce film comporte des scènes pouvant heurter la sensibilité des oies blanches (et contient du Bitrex.)
Salut tout le monde !
Je ne peux pas m'empêcher de partager avec vous une découverte qui m'a enthousiasthmé . C'est un bouquin sur lequel je suis tombé par hasard , et c'est un petit bijou !
Si vous aimez le cinéma et ses coulisses, et que vous êtes frustrés par la langue de bois qui a cours dans les interviews promotionnelles, ce livre est pour vous ! Cette fois, vous allez tout savoir.
Peter Biskind est l'ancien rédac'chef du magazine PREMIERE aux Us, et un collaborateur régulier de la bible de l'industrie du divertissement : VARIETY. Après une enquête de plus de dix ans et des centaines d'interviews, il se propose de nous faire pénétrer dans l'histoire secrète du cinéma indépendant Americain , des années 90 à nos jours. On pourrait croire que, comparé au nid de serpents des grands studios, le circuit indie a le visage d'un hâvre d'idéalisme, de créativité et de respect des artistes.
TOUT FAUX !!! comme le dit Biskind dès l'intro du bouquin, lorsque le système vous fait la peau, " A Hollywood (où l'on fait preuve d'une certaine classe ), votre assistante reçoit une corbeille de fruits après coup ; Chez les indépendants en revanche, on vous bute avant de s'en prendre à votre femme et vos enfants pour faire bonne mesure "
Et effectivement, ce document se lit comme un véritable thriller , qu'on ne peut pas lâcher. C'est drôle, cruel et incroyablement instructif . Biskind fait preuve d'un souci de vérité incorruptible et d'ailleurs il s'est certainement mis tout le petit monde du ciné indépendant à dos avec ce livre. On y croise Robert Redford, tout dévoué à son égo, en despote du festival de Sundance , on assiste aux débuts de Steven Soderbergh , Quentin Tarantino, passionné mais arriviste , des frères Coen, Sam Raimi, Spike Lee , et tant d'autres.
Et surtout, surtout , on pénètre dans les coulisses de la Légende Noire d'Hollywood : Le studio MIRAMAX , créé par ces deux psychopathes que sont les frères Weinstein. Ces deux-là mériteraient qu'on fasse un film sur eux , carrément ! TOUT le monde en a peur, TOUT le monde les déteste, même les gens qui les aiment. Et à lire les témoignages (étrangement souvent anonymes) , on comprend pourquoi ! Ces types sont fous, le prototype du patron abusif. Pendant une réunion avec les Weinstein, voir une table traverser la pièce ou un poing se lever au dessus d'un scenariste, c'est la routine ...
De vrais fondus de cinéma, mais aussi, hélas , des requins du marketing, capables d'insérer des images de nichons dans la bande annonce d'un film d'auteur qu'ils distribuent, pour "maximiser l'investissement". Capables de faire découvrir Bille August aux USA, et de produire des "Scream "à la chaîne . Capables de mutiler le projet d'un jeune réalisateur , puis de mener "Sex, Lies and Videotapes "à la Palme d'Or. Un mystère...
Ce livre lève le voile sur l'envers du décor de tout un pan de la pop-culture de ces vingt dernières années . Jamais un document sur le sujet n'avait été aussi loin, sans pour autant tomber dans le ragot de tabloïd (les coucheries des stars ne sont clairement pas l'objet de cette enquête) . Ce qu'il faut dire, c'est que malgré ce fond de guerres d'ego et de coups de dents mortels, c'est tout de même l'amour du cinéma et des histoires bien racontées qui finit par émerger.
J'ai simplement adoré ce bouquin, et pour les cinéphiles, c'est à mon humble avis une lecture indispensable !
10/10 , Mr Biskind.
"Sexe, Mensonges & Hollywood "(titre Français pourri, digne des frères W.) , est dispo en poche. OK, c'est un GROS poche, mais ça devrait être transportable sur la plage. C'est chez Seuil, dans la collection POINTS.