30/09/2007Theopiscence, je t'aime... (Même si t'as vraiment un pseudo à la con).
Cher Fabrice. C'est juste pour te dire que je ne rate jamais une diffusion de ton émission, que j'ai lu tous tes disques et bu tous tes films. Et puis, quelqu'un qui déborde d'amour comme ça tout le temps à tout propos, (et n'importe où, parfois) j'avoue que ça me touche.
Et puis, zut, quoi , aussi, il faut bien le dire , quand on lit ton blog : QU'EST-CE QU'ON SE MARRE ! (mais pas que.)
Signé : MisterMoi, président du Fan-club de Theopiscence (ex-president, actually, suite à abus de biens sociaux)
Et, lecteur(trice) potentiel(le) dele blog de THEOPISCENCE, saches que désormais from now on , le blog de THEOPISCENCE se trouve just à un click away de tes fingers :
[www]
(Et en même temps, c'est pas grave s'il est incapable de distinguer un ragondin d'un cheval, non ?)
On n'dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime...(Version 2 ) Chouette titre d'article: "On n'dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime..." On dirait un film Français qui se passe dans le 6eme, avec Melvil Poupou. Ou avec Valeria Bruni-Téléski.
Sinon, en fait, non. Je ne suis pas d'accord avec moi-même, finalement :
Il vaut mieux ne rien dire. Jamais, à personne, au sujet de quoi que ce soit. Comme ça on se retrouve tout seul, peut-être mais peinard.
Et si l'on se sent flanchi comme un cheval barbu dans un lit de hasard, rose, à deux places, qui flotte, pour personne...
au moins on sait d'où ça vient.
Bon, ça c'est mon côté pessimiste.
J'préfère penser que je dis un tissu de conneries plus grosses que moi.
Ce qui ne serait pas vraiment une nouveauté.
27/09/2007
Ce gars, là, oui , le mec de la photo, vient d'avoir le culot de balancer, sur un ton sentencieux :
"Nan, mais faut pas parler de soi, c'est mal élevé."
Hi.
Hihi.
HIhihi.
I know it's over.Apparemment, je ne tue pas que les plantes.
Non, ça ne suffit pas à appaiser mes instincts de prédateur sanguinaire. Je ne peux m'empêcher , aussi, de tuer à peu près tous les objets qui pénètrent dans mon appartement. Ca doit être une sorte de malédiction. C'est ça, mon immeuble est construit sur un ancien cimetière Indien...
Toujours est-il qu'après le trépas de mon arbrisseau adoré, celui d'une de mes plaques de cuisson, suivis de près par la mort de mon walkman à cassettes puis de mon fidèle mais ancien ordinateur...
Je suis au regret de vous faire part de la mort prématurée de mon poste de télé.
Avant de crevir, il a affiché cette dernière image : (réalisé sans trucage à part le célèbre effet MISTERFLOU(tm))
Et d'ailleurs il me nargue toujours au moment où j'écris ces lignes, avec sa barre verticale à la con.
Celà dit c'est pas une grande perte. Bon, ok, je vais devoir me passer d'un grand écran pour mater mes dvd pendant un temps. Mais celà va aussi me permettre d'éviter les horreurs que je gobe machinalement le soir en rentrant du boulot.
Les talks-shows constellés de comiques à se flinguer, les téléfilms insipides imitant les séries Americaines qui s'imitent toutes entre elles...Les confessions sur un coin de table devant une blondasse friséee qui me fait, décidément, penser à ma mère dans ses plus grands moments de psycho de Monoprix... Les reportages sur la pêche aux moulemoulemoules et ceux sur la divison et l'éclatage des touffes. Et puis si je veux des nouvelles fraîches j'ai qu'à me faire un coup de Ternet. Quoique, sur le Ternet , les nouvelles fraîches se périment si vite que le temps d'en prendre connaissance, TOUT LE MONDE est déjà passé dessus. Mais bon...
Je tâche de prendre ça bien. Parcequ'après tout, la mort d'une télé donne la vie à une autre. Hum . Ou laisse plus de place à d'autres activités certainement plus enrichissantes.
Cool, je vais en profiter pour écouter la radio, et des albums en entier (internet et les balladeurs a plusieurs giga incitant insidieusement au zapping) . Et puis tiens, je vais me replonger dans ce bouquin qui me fait tant marrer et que j'ai à peine entammé.
D'ailleurs ce bouquin, un de ces quatre, fatalement, faudra que je vous en cause.
A moins que le prochain appareil qui tombe en panne, ce ne soit moi. Joy Division.Bien curieuse découverte hier au rayon des livres d'économie et de gestion. (Non, ne partez pas)
Si la compta, c'est sympa, en revanche , l'agriculture, c'est carrément l'éclate.
Ma collègue et néanmoins superieure, Claire, compulse devant moi le catalogue d'un éditeur spécialisé dans l'enseignement des disciplines agroalimentaires. Elle est à la recherche de bouquins de compta et de gestion des exploitations agricoles, rapport au fait qu'y commence à y avoir de la demande... Jusque là , rien de plus sinistre.
Elle m'énumère par-ci par-là un ouvrage au titre prometteur , comme :
"paroles d'agriculteurs bio",
"abattage et découpe du veau "
"Aspects cliniques de l'ESB et de la tremblante des petits ruminants "
"le bouturage "
"Fabrication de flocons déshydratés sous sécheur cylindre"
et j'en passe... Non pas que ce soient des disciplines ininteressantes, hein , entendons-nous. Mais quand même ça a l'air vraiment supermégachiant.
Quand on est pas dans le trip.
Claire tourne une autre page en baîllant puis soudain...pouffe ! Que dis-je , pouffe , non, MEGAPOUFFE est plus approprié ! (Oui c'est de TOI que j'cause , Chef!)
Je me retourne et m'apperçois qu'elle est descendue de sa chaise et qu'elle est morte de rire, accroupie près du bureau, littéralement pliée en deux.
Incapable de prononcer un mot articulé , elle me tend le catalogue et me pointe du doigt le titre de ce merveilleux livre.
"LA DIVISION DE TOUFFE ET L'ECLATAGE " .
Et en plus le livre est assorti d'un DVD !!!
C'était tellement cocasse, mes amis! ( J'ai immédiatement trouvé ce titre Houellebecquien en Diable. "Divison et éclatage de la touffe " )
C'est bien simple, j'ai ri jusqu'à ce que je m'arrête.
Hum.
Bien, maintenant si, parmi vous, quelqu'un a des infos sur l'art de diviser les touffes pour mieux les éclater, je vous remercie de bien vouloir m'éclairer.
Je précise que je ne tolèrerai aucun commentaire vulgaire. Je sais à quoi vous pensez  mais moi, je vous parle d'agriculture, merde !
Un peu de serieux, enfin, tss. 25/09/2007Tempère-ton-enthousiasthme-attitude.Oh come on !
Everybody knows that no means NO
Just like stupid series shown on H.B.O.
But the more I watch them the more I see
Im becoming more like Larry... Metro-Boulot-Parano.
09:39 . Je suis dans le métro et je vais au turbin.
Entré dans la même rame que moi, un type me semble bizarre d'emblée. J'ai du mal à ne pas garder un oeil dessus. Il est là, debout, droit comme un piquet, cramponné à la rampe verticale au milieu du wagon.Il ne m'inspire pas confiance.
Un type d'une trentaine d'années à la peau mate, bien rasé, le cheveu ras. Mais c'est sa tenue qui me pose un problème. Il est vêtu d'une énorme parka en cuir alors qu'on crève de chaud là-dedans. Et d'ailleurs il transpire abondamment. Je peux détailler les gouttelettes qui perlent le long de sa tempe. Il est totalement immobile. Et je m'apperçois rapidement que ses lèvres sont animées d'imperceptibles mouvements. Il marmonne dans son absence de barbe. On dirait qu'il...qu'il...récite quelque chose. Ca ne me plaît PAS DU TOUT, ça...
OH MY GOD !
D'un coup j'assemble les pièces du puzzle. Il ne récite pas du Mallarmé ...il PRIE ! Il ne transpire pas que parcequ'il fait une chaleur abominable...mais parcequ'il est tétanisé de trouille Et s'il est immobile c'est parceque sinon...il risque...
il risque d'exploser avant qu'on soit arrivés à Bastille !!!!
Putain de bordel de nom de zut ...My Oh MY!!! C'est comme dans "Destination finale "...je visualise...je préssens, je SAIS ce qui va arriver !!! Je suis à deux doigts de prévenir tout le monde : "Ne montez pas dans cet avion, il va couler , ne prenez pas cet autoroute , il va couler !!! N'embarquez pas à bord de ce grand-huit, il vont diffuser du Mylène Farmer à donf quand vous aurez la tête en bas !!!!!"
Dans mon esprit vaseux et vulnérable du matin, tout est à présent bien trop clair. J'en rigole maintenant mais sur le moment vous auriez dû voir ma tronche. Parceque,hélas, une fois l'idée lancée dans mon esprit malade , elle en a fait le tour. Et même plusieurs. C'était évident, et inéluctable : Ce type etait là pour se faire PETER dans le métro à la station Bastille. On allait tous mourir et on allait faire les gros titres. Les prochains sur la liste. Paris. Cette fois c'était Paris.
Alors quand les portes se sont ouvertes, je me suis éjecté du wagon comme une boule de flipper (mais sans rouler) et j'ai foncé dans le premier couloir venu où je serais un peu protégé par les murs de l'explosion programmée sur le quai.
Rien n'a explosé. Et j'ai émergé en pleine lumière, soulagé de sortir vivant d'une de ces merveilleuses bouches de métro Parisiennes.
A Bastille. A une station de chez moi. Et j'ai fini à pied. Et je suis arrivé en retard au boulot.
Je ne comprends pas ce qui m'est arrivé. Tout le monde à une légère tendance à la parano mais là...c'est costaud quand même...Suis-je à deux doigts du cas psychiatrique ?
Merci de ne pas répondre, ou alors avec beaucoup de tact.
24/09/2007Le Mepris.Ah, j'allais me déconnecter et arrêter d'innonder le JDI de mes considérations profondes lorsque...
...je vis à la télé, dans le "Grand Journal "de Canal+ , le jeune comique qui monte dont j'entends parler depuis un certain temps. Ce soir, j'ai découvert la finesse et la drôlerie irrésistible de MAX BOUBLIL.
Aucune originalité, humour laborieux et copié-collé (mal) de plein d'autres "humoristes". En plus ses vannes partent systématiquement du principe qu'il est un bogosse, et c'est juste vulgaire, ça.
Dégages, t'es MAUVAIS.
Voilà. THE GOOD THE BAD AND THE UGLY.Le beau, le laid et le vraiment moche. (Part3)
Le vraiment moche, maintenant...
Le vraiment moche, maintenant.
Le vraiment moche, maintenant :
C'est quand on se sent mal parcequ'on a été lâche. Ou pas à la hauteur, ou léger, ou égoïste, ou calculateur, ou con, ou...ou...ou...hou hou hou ... Houuuu ! (t'és vu comment je fais trop bien le hibou ?)
Et ça arrive un peu trop souvent. Même quand on essaie d'être un type pas trop mal. THE GOOD THE BAD AND THE UGLY.Le beau, le laid et le vraiment moche. (Part 2)
Le laid, c'est la laideur d'âme de certaine personnes. C'est quand vous vous trouvez face à une vendeuse quarantenaire dans la boutique où vous êtes venu acheter quelque chose dont vous avez besoin. Vous ne pouvez pas y couper, c'est nécessaire. La vendeuse (car vous avez du mal à déceler une personne derrière la fonction "vente" ) est blonde à cheveux longs. Et bronzée jusqu'à l'épouvante. Avec deux yeux d'un bleu glacial. C'est ça. Elle a de grands yeux bleus clairs dans lequel vous cherchez l'éclair alors que n'y passent que des dollars. Elle vous sort machinalement les articles pour lesquels elle touche la plus grosse commission. Elle vous récite un argumentaire issu directement de la plaquette de présentation du produit. Vous ne savez même plus trop pourquoi vous êtes entré ici précisément. Puis vous vous enquérez du prix parceque c'est la fin du mois.
Et là, la Chose soupire ostensiblement. Un réflexe lui fait ramener le produit vers elle, alors qu'elle vous l'avait quasiment mis dans le sac à dos une minute avant. Vous vous sentez mal parceque , prévisiblement, c'est trop cher. Et vous ne pouvez pas vous empêcher de l'exprimer tout haut. Vous dîtes, embarassé : "Hum...ah oui...je...je ne voyais pas ça aussi cher... je...je sais pas si...si j'ai assez sur moi, en fait. " Vous regardez dans votre portefeuille et en effet. Vous n'avez pas assez. Et ça se voit sur votre visage.
La Chose plisse les yeux et repose l'article sur l'étagère. Sa com' vient de lui passer sous le nez et désormais elle vous méprise. Vous savez dans quelle catégorie elle vous a rangé vu que vous êtes vous-même vendeur à vos heures perdues. Pour vous, cependant, le calvaire n'est pas terminé puisqu'il vous faut encore trouver le moyen de prendre congé sans vous humilier totalement. Et là, vous vous entendez prononcer la phrase que vous avez entendu des centaines de milliers de fois de la part de vos clients à vous...
"Heu...bien...je vais revenir. "
Vous savez, et elle sait aussi , que vous n'allez définitivement pas "revenir"...
La Chose vous sourit mécaniquement. Son sourire de lampe à U.V vous transperce. Tandis que vous reculez vers la sortie... cette Salope se permet ce que JAMAIS vous n'infilgez à vos clients :
Sur un ton mielleux et excédé , elle sussure alors que vous franchissez la porte :
"Alors...à tout-à l'heure.... :-))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))) "
THE GOOD THE BAD AND THE UGLY.Le beau, le laid, et le vraiment moche. (Part 1)
Le beau, c'est quand, à la sortie du boulot, au soleil de fin d'après-midi , un jeune homme blond vous aborde sur un pont. Il vous tend un papier plié en quatre et, devant votre méfiance, vous fait un grand sourire rassurant. Il vous désigne une jeune fille, de dos , qui regarde la Seine , et au loin, Notre Dame, toute seule, acoudée à la rembarde du pont, oublieuse des Japonais qui se mitraillent autour d'elle. Et il vous demande si vous pouvez remettre le papier à la jeune fille. Après une seconde de réflexion (et après avoir vérifié qu'aucune caméra ne se cachait alentour) vous acceptez. Le jeune homme, soulagé, vous remercie chaleureusement et s'éclipse prestement.
Vous vous approchez de la jeune fille. Vous l'abordez d'un "bonjour" engageant et pas trop appuyé, et pourtant elle sursaute. Vous lui glissez que "quelqu'un vous a demandé de lui remettre ça "et lui tendez la feuille blanche pliée en quatre. Elle cligne des yeux plusieurs fois puis saisit le papier en regardant dans toutes les directions. Elle déplie la feuille, lit le message. Laps de temps extrêmement court, pendant lequel vous ne savez pas trop quoi faire de vous. La bouche de la jeune fille s'arrondit de surprise à la lecture des lettres dactylographiées, alors soudain, instinctivement , elle SAIT où elle doit regarder. Vous vous éclipsez discrètement. Elle ne vous a pas adressé le moindre mot, trop surprise, sans doute.
Mais du coin de l'oeil vous la voyez se mettre à courir vers l'extrémité du pont, vers un réverbère, derrière lequel le jeune homme blond se cachait. En un clin d'oeil , il se montre et se plante sur son chemin, ouvrant les bras. Elle se jette contre lui de tout son élan, et ils se serrent fort fort fort en s'embrassant s'embrassant s'embrassant.
Vous vous éloignez avec un sourire jusqu'au oreilles. Vous ne saurez rien de plus de ces deux-là. Mais vous savez une chose : Vous avez été le messager de l'amour. Un truc comme ça.
Et ça vous a fait un bien fou et assez indescriptible. 21/09/2007Harry Potter et la Coupe Rose.
Conversation :
LUI :
"Mais...c'est quoi ces petites traces rouges partout sur tes joues ? Tu commencerais pas à avoir un problème de couperose ????"
COUPEROSE ????
MOI :
"Comment ça un problème de couperose ??? Mais ça va pas la tête ??? Non, je vais te dire, ce que c'est mon vrai problème : Le problème c'est que je me lacère la gueule tous les matins avec des jetables pourris de chez Leader Price, voilà ce que c'est le problème. (Tss-tss, couperose, non mais ho...) "
C'est pas un problème vasculaire. C'est un drame de la pauvreté.
Alors vous aussi, faites comme moi : pour ressembler chaque jour à un vieux paysan Auvergnat alcoolique , passez à :
Merci Ginette. 20/09/2007Phantom of the Paradox.J'ai fini par aller voir ce popcorn Movie : "TRANSFORMERS"... (ne me demandez pas pourquoi)
Heu... ben heu... c'est bizarre. J'arrive pas à décider de ce que j'en ai pensé. Bon...c'est hybride. Y'a du Spielberg et du Michael Bay dans le moteur. Alors ça roule pas droit. Spielberg semble avoir rendu les gentils robots plus gentils et marrants (trop) , et Michael Bay à l'air de s'être éclaté à filmer des militaires et des explosions avec des filtres oranges sur l'objectif. (A ce propos, ras le bol des films avec des militaires)
Pour ce qui est du résultat final je dirai que j'ai trouvé ça :
Distrayant et ennuyeux.
Quant au fameux Shia LaBeouf (prononcer Chaya Leboeuf, enfin je crois), tellement critiqué , ben je l'ai trouvé mimi et rigolo.
Oh et puis merde si vous en voulez pas... Pretty hate machine.Je vais me permettre de savourer une petite victoire sur un vrai nuisible. Je sais bien que la personne concernée ne peut pas me lire mais qu'est-ce que ça va me faire du bien!!!
Je ne suis pas un gentil garçon ce soir. On a pas que d'l'amour à vendre, ça non.
Et aujourd'hui, je peux, en toute bonne conscience, me réjouir du malheur de quelqu'un d'autre. Et je ne vais pas me priver. Je l'ai appris par le plus grand des hasards. Et cette nouvelle a illuminé ma journée.
Un sale con que j'ai connu il y a quoi, huit ans, dans un contexte professionnel. Un sale con fier de sa connerie, avançant partout auréolé de son inculture crasse et de sa méchante bêtise.
Un sale con qui exhibait ses pétasses à deux mètres de sa copine légitime en se foutant de sa gueule, qui lui parlait comme à un clebs, qui ne supportait pas que quelqu'un s'adresse à lui dans un Français trop correct parceque "ça fait tapette", un gros con qui pratiquait le tuning sur sa voiture, ses fringues son chien et son lecteur de dvd, et aussi sur la recette quotidienne de la boîte pour laquelle nous travaillions tous les deux à ce moment-là.
Un gros con à qui je dois le seul vrai problème d'homophobie que j'aie eu à affronter de toute ma vie. (Mais apparemment, depuis, il a fait tellement plus de mal à tellement de gens...que ce que j'ai subi n'est pas vraiment grave)
Ce que j'ai tenté contre lui à ce moment-là mais n'a pas vraiment fait un gros effet. On fait ce qu'on peut.
Un sale con fier de venir de la fange et qui voulait y rester pour en devenir le Roi.
Mais j'ai toujours espéré une chose au moins : que le destin se chargerait un jour de lui mettre le nez dans sa pauvreté humaine. Eh bien, il semblerait qu'il y ait une sorte de justice. Une fois de temps en temps...
C'est arrivé.
Et je suis super content parceque ce gros con, sans que personne d'exterieur n'aie eu à intervenir est aujourd'hui hors d'état de nuire, et pour un bon nombre d'années. Oui, il a fallu qu'il se vante partout de sa "réussite "dans quelque chose de méchamment illégal. Du coup il a attiré l'attention. Il a eu ce qu'il voulait...n'est-ce pas désopilant (même si le mot est un peu compliqué) ?
Et là une pensée profonde me vient: 
Bien fait pour ta gueule.
Fabien.
19/09/2007Misterblue says :Aux lecteurs :
"Lisez ce blog, nom de Dieu !"
[www]
A l'auteur dudit blog :
"We want more, bordel de Dieu !" 18/09/2007Je vois la vie en roooooseuuuuh....
On accuse mon quartier de devenir chaque jour plus "bobo".
Et effectivement, on sent bien un changement dans l'air mais..."bobo" n'est pas le terme qui me viendrait à l'esprit en premier.
Prenons un exemple. Ca vous dirait un petit plateau-télé ?
Eh bien sachez que vous pourrez passer acheter votre entrée ici :
Puis, rentrant chez vous, grâce au prospectus trouvé dans votre boîte à lettres, vous pourrez enchainer en commandant une :
Vous noterez au bas de cette pub, qu'ils offrent un dvd (Sans doute pour deux pizZaza Napoli achetées ?)
Je parie que c'est un film de gladiateurs.
D'ailleurs vous vous souvenez peut-être de ça :
...présenté ici même il y a quelques semaines.
Et là, LA, juste maintenant, en zappant , je tombe sur "PLUS BELLE, LA LIFE", sur la 3 et quoi je vois ??? Je vous donne Emile : Un baiser entre deux mecs en gros plan !!!!!
Eh ben moi j'dis :entre CA, le plateau-télé de tapette ,et le calendrier des Chaudasses Du Stade... OU VA LE MONDE ?
(le premier qui répond....)
17/09/2007Reach out and touch faith.J'ai beau être un crétin un rien cynique...A l'instant,quand même,un truc vient de me toucher vachement.
Oui parceque pendant que j'ironisais sur Tokyo Hotel, il se trouve que Canal a diffusé des images des fans (essentiellement féminins ) du groupe.
Ils se foutaient de leur gueule aux fans, les journalistes de Canal, et notamment de celle d'une jeune fille en particulier , qu' ils ont chopé par hasard en train d'appeler sa maman , au beau milieu du chaos de la foule massée devant les locaux d'une radio. Le groupe vient de sortir de sa limousine et s'est dirigé vers les studios pour une interview. Bien entendu, dans l'intervalle,les quatre ados célèbres ont dû franchir les hordes d'ados anonymes et transis qui constituent leur public.
Alors on a une jeune fille,ongles peints en noir. Ses yeux débordent.Elle pleure toutes les larmes de son corps et son maquillage a coulé. Elle parle dans son portable, toute tremblante d'excitation. Elle parle à sa maman. J'essaie de transcrire fidèlement ce qu'elle dit à son fidèle portable, sans avoir conscience de la caméra :
"Maman !!!! Alors...je lui ai donné son cadeau !!! (pleurs) Il m'a répondu "Danke Schön' (pleurs), Et alors je lui ai demandé si je pouvais le toucher...Et...Il...il a pris ma main. Et il m'a caressé la main, maman... (pleurs pleurs) C'est le plus beau jour de ma vie maman (pleurs pleurs pleurspleurspleurs). "
Et je dis : si on voit ça d'un point de vue froidement adulte, évidemment, c'est grotesque. Evidemment, la maman, à l'autre boutdu fil, elle doit rien comprendre. Et même se demander pourquoi CA c'est le plus beau jour de la vie de sa fille alors qu'elle l'a emmenée le mois dernier à Disneyland pour la première fois pour son anniversaire, croyant lui faire un cadeau incroyable...
Mais ce truc perce la carapace. La mienne, en tout cas. L'image de cette gamine qui pleure au téléphone et qui insiste : "c'est le plus beau jour de ma vie maman".
Bon sang, une ferveur, une foi, un abandon pareil. Ressentir ça. Que ce soit pour un groupe de rockers à peine majeurs, pour un Dieu quelconque ou tout simplement pour une personne, une belle personne rencontrée au hasard et qui s'est ouverte à vous...
Qui ne le souhaite pas? Dans les tentacules des médias planétaires... C'est cool .
Le nouveau single de notre Etienne national est tordu et tendu.
Tout en restant pop. Oui Madame.
L'album devrait suivre en novembre, et s'intitulerait comme le single : "Invitation".
(Veuillez coller ici la photo de votre choix parceque j'ai la flemme alors je fais la grève des jolies fotos phloues qui sont habituellement repérables sur mon blog.)
Ah et sinon y'a cette conasse de Zazie qui fait sa belle-femme-simple-et-intelligente-en-promo chez Denisot et comme d'hab j'ai envie de rire. ou plus si affinités.
Ah oui et sinon, le groupe Tokyo Hotel vient d'annoncer de nouvelles dates de concert. Notamment une à Clermont-Ferrand. Ce qui devrait remplir notre ami Chadan d'allegresse :) Bon moi, en même temps, Tokyo Hotel, quand ils sont arrivés sur le plateau du Grand Journal de Canal , l'autre soir, j'en ai cassé ma biscotte .
De surprise. Parceque je croyais naïvement qu'ils allaient être Japonais. C'est dire si je suis un vieux con.
Voilà.
Pour ce qui est des eventuels commentaires à ce post , je dirai juste ceci : "ami visiteur: ON NE DIT PAS DE MAL D'ETIENNE ET PIS C'EST TOUT." (Je sais, ça sonne comme une invitation)
13/09/2007Un éléphant dans le Fairlight.Alors voici un clip avec des effets spéciaux HAL-LU-CI-NANTS !!!!
Ou plutôt un seul effespécio : La tête du type . Ou comment chanter sa hargne avec un sourire bonnêt.
Notez que le titre de cette chanson ne signifie pas : "Quelle honte" ni même "Comment que c'est grave la teu-hon" mais tout simplement : "Comme c'est dommage."
Eh ben moi je trouve pas.
11/09/2007It's a question of...smell ?J'ai acheté aujourd'hui un brûle-parfum.
C'est la première fois de ma vie que je me préoccuppe de l'odeur de mon lieu de vie. A vrai dire j'y fume comme un pompier et en ce qui me concerne, l'odeur de nicotine me va très bien. Mais une soudaine impulsion m'a fait penser aussi au confort de mes invités (un invité tous les cinq mois environ)
Alors j'ai acheté ce machin en céramique à bougies et je l'ai rempli avec une "fragrance" de chez Jacques-Import. (PAS de marques sur ce blog,on a dit.)
Le parfum choisi ? : BAMBOU.
Eh bien, comment dire...ça sent bon. Ca SENT bon... CA SENT BON.... CASENTBON, BORDEL !!!!!
C'est écoeurant tellement ça sent bon, ça sent la cocotte à plein nez, et ça s'AJOUTE a l'odeur du tabac, c'est infect .
Je vais être malade.
Alors je l'éteinds, la bougie. J'en peux plus, j'aere à fond et je remise le brûle-parfum sur une étagère, me promettant de trouver des senteurs plus discrètes et de retenter l'experience plus tard.
Puis, vu l'heure de la soirée, je commence à avoir faim.
Mais, manque de bol, j'ai aussi une flemme de catégorie 12. Pas envie de faire à bouffer. Mais faim.
Alors à quoi on pense dans ces cas-là ? On pense à ce qu'on a dans les placards en terme de bouffe atrocement instantanée. C'est là que je pense aux nouilles chinoises toutes prêtes . Y'aqu'à verser l'eau dans le bol... Alors je vais chercher ça dans le placard-> 
A priori,ce truc me paraît tentant. A un détail près : c'est des nouilles au parfum de "SCALLOP" et je ne sais pas ce que c'est. Mais bon , quand on a envie d'un truc vite prêt à bouffer devant la télé, on ne doit pas trop se poser de questions. Alors : Va pour le scallop.
Je suis les instructions. Je fais bouillir de l'eau, et pendant ce temps, je verse le contenu des sachets sur les nouilles. Un sachet d'épices. Un sachet d'huile aromatisée, et un sachet de je sais pas quoi. Et c'est là que le choc me frappe de plein fouet.
J'ai commencé alors je dois me rendre jusqu'au bout de la "scallop experience". Mais quoi que puisse être un scallop...je suis désolé...
Ca sent la bite.
Oui.
Enfin hum...(gêne bien compréhensible) Bon , ça sent CERTAINES bites. Mais c'est indéniable, je m'apprête à manger un bol de nouilles chinoises parfum "bite".
Je vous raconterai. Enfin, non. Je pense pas. 10/09/2007We're with STUPID.Je bosse dans l'une des plus grandes librairies de Paris. Le Temple de la culture qui a déjà servi, le Graceland de l'occase poussiéreuse, le Valhalla du livre universitaire et scolaire sur lequel suer sang et eau une année durant.
Comme vous l'avez sans doute remarqué, en ce moment, c'est la rentrée. Du coup, les petits n'enfants de la petite nécole ils viennent tous acheter leurs livres en même temps. Imaginez (ou rappelez-vous) ce que ça peut donner le premier samedi après la rentrée. Le BOR-DEL !
Notamment devant notre magasin "scolaire". On est obligé de faire entrer les gens quatre par quatre pour éviter l'engorgement. Ce qui fait que, le long de la façade, sur trois-cent mètres, une foule compacte s'entasse sur le trottoir, en ligne, entre des barrières métalliques, pour que personne ne finisse sous un bus. Une foule composée de tous les djeuns collégiens et lycéens de Paris et sa lieu-ban, de leurs papas-mamans et des cartes-bleues de ceux-ci.
Et de leurs mémés.
Oui. Parcequ'on a remarqué que les jeunes sont de plus en plus surbookés, et que du coup, ils envoient leurs mémés qui tiennent à peine debout, acheter les livres, vu qu'eux-mêmes, un samedi aprem, ils n'ont pas le temps.
Mais j'en viens au sujet de cet article. Parceque c'est là que c'est drôle. Ou triste :
Les employés de la librairie scolaire nous ont parlé d'un phénomène assez inattendu. Ceux d'entre eux qui étaient chargés de canaliser la marée humaine ont eu à répondre aux questions des passants concernant les raisons d'un tel attroupement, d'une file d'attente aussi monstrueuse. Et une question en particulier est revenue souvent :
"C'est quoi tout ce monde? Y'a un casting ?"
UN CASTING !!! Parcequ'apparemment, dans l'esprit des gens, une file d'attente dans la rue, c'est forcément pour un casting. Flippant. 
Mes collègues avaient tendance, au début, à répondre que NON, que c'était pour acheter des livres. Mais devant les mines de déception des curieux
"Quoi??? tout ça c'est pour des LIVRES ???"
ils ont renoncé.
Et ça donne un peu envie de faire pareil. 09/09/2007La pression commence à monter ...
Nan mais comment on va tenir jusqu'au 22 mai 2008 ? 06/09/2007I SEE DEAD PEOPLE.Verdi c'est cool. Mais de là à se joindre au choeur des Esclaves....
Je suis bien désolé mais...
Pavarotti j'en ai jamais eu grand chose à battre.
Alors c'est pas maintenant que je vais commencer. Ca m'a fait pareil pour Serrault (je sais même pas si ça s'écrit comme ça) et certains autres. Je me souviens cependant m'être fendu d'un article sur ce blog à l'annonce de la mort du compositeur Jerry Goldsmith. Question d'univers perso, certainement. En tout cas Pavarotti ne faisait pas partie du mien. Ben oui, c'est comme ça, des gens meurent tout les jours. C'est pas pour ça qu'ils en deviennent subitement sublimissimes. Pas pour ça qu'on doit les parer de toutes les vertus etc... Ou alors il fallait y penser avant.
Dans mon entourage, des gens sont morts. Certains me manquent, d'autres moins et quelques uns pas du tout. Y'a même une personne qui est morte avant ma naissance et qui me manque vachement souvent, tellement ça avait l'air d'être une sacrée bonne femme . Mais bon. Des macchabbées, voilà. C'est le même trip pour tout le monde, y compris vous. Et moi.
Mais même mes macchabbées à moi , je ne peux oublier ce qu'ils étaient de leur vivant. Les gens "anonymes" qu'on a pas chanté alors qu'ils étaient si importants. ("On se souviendra/de ceux qui commettent un crime un jour/de tous ces chasseurs de primes/et puis /d'oublier la vie/d'un homme extraordinaire" ) Et ceux qui ont emporté leur vie de saloperie avec eux six pieds sous Terre.
Tout à l'heure, Amélie Nothomb (pas franchement une de mes idoles) a cependant dit quelque chose de très juste, à la radio. Elle a dit : "Ma grand-mère me disait des choses horribles. Terribles à entendre pour une jeune fille. Elle n'est plus de ce monde. Comme quoi ça doit pas porter bonheur de me parler mal." J'ai adoré ce trait d'esprit, vraiment.
Bon, Luciano, on le connaissait pas. Qui d'entre vous est capable de dire si c'était un mec bien ou s'il avait dans son placard quelques squelettes peu reluisants? Ok il avait du talent dans son truc à lui. L'art lyrique. Mais les autres gens qui sont morts en avaient certainement autant, dans des arts moins ...heu...publics.
pfff chais même plus où je voulais en venir. AH SI !!!!! SI : Quitte à bêler avec le troupeau, autant prendre une seconde avant.
Pour s'assurer que c'est sincère. 05/09/2007Moi aussi parfois , le soirquand les murs se rapprochent
quand j'me sens
sous-marin...
Je casse les hublots de ma chambre et je saute
De mon appaaaAAARTEMENT !
[www]
Et je marche dans Paris je marche jusqu'à tomber. 04/09/2007A recoudre...Les aléas de la Vie. Qui les a mis là quel con. Une fois que les aléas ont jacté , est plus moyen de se faire entendre. Y'a tellement de bruit partout même dans les endroits silencieux, comme la rue à 18h par exemple, que même avec le casque dans les oreilles et le volume sur 99, on n'entend plus la musique.
Avant je disais : "m'en fous, moi mon ampli il va jusqu'à 11. "
Un jour on m'a répondu : "Jusqu'à onze ? Ca sert à quoi ? Pourquoi ils font pas plutôt le 10 plus fort ? " j'ai pas su quoi répondre. Effectivement moi mon ampli il va jusqu'à 11 mais si ça se trouve le 10 de l'ampli des autres est réglé plus fort.
Et puis je disais : j'en ai 35. Des printemps , tren-te-cinq, ma bonne dame ! La réponse ne se faisait pas attendre en général . Oh, mais tu les fais pas. Variantes entendues : Tu les fais carrément pas. Tu les fais GRAVE pas, summum de la satisfaction futile, quand même. Et là avec les petites nouvelles c'est : "J'en ai 35 ".
(silence)->réponse parcequequandmêmefautpasêtreimpoli->
"Ah, ok."
Ah ouais, ok.Ok, les filles.
C'est le symptome, c'est pas la cause. Avant je les faisais pas. Maintenant je les fais je sens bien que je les fais. Les trente-cinq printemps. Des levers de soleil, des arbres à fleurs, et des sweatshirts à capuche en pagaille, à la longue, ça pèse et ça tire, ça fait son poids. Mais c'est le symptome pas la cause.
Je muse, je muse. Si tu crois que je m'amuse.
C'est comme le superyaourt. Le bien qu'il fait à l'interieur se voit à l'exterieur. Malheureusement ça marche aussi avec le vide. Il se voit à l'exterieur, à force, je trouve...
C'est ça voilà je me sens comme un vieux pull marine qu'est tout troué au coude que t'as pas voulu recoudre. Mais faudrait y penser.
Parceque là c'est ouvert aux quatre vents c'est pas bien, c'est des coups à prendre froid. C'est ouvert ça s'éfiloche. Mais faut arrêter , quoi, de tirer sur ce fil qui dépasse ! Je tire, ils tirent tout le monde tire dessus. Je me détricote dans le vent comme un idiot placidement devant tout le monde, une maille à l'endroit une maille dans la gueule . Faut arrêter, si ça continue je vais perdre une manche. Peut-être pas la guerre. Mais quand même. Ca va se voir.
Apprendre à coudre, ou trouver quelqu'un qui saura, qui saura, qui saura...
C'est pas ça qui nous rendra Mike Brant mais ce serait un début.
Pourtant, pourtant, en vrai je sais bien qu'il doit rester deux ou trois trucs qui n'ont pas rétréci au lavage, quelques trucs bien encore lisibles sur l'étiquette: Je suis pratique et peu encombrant. Je m'emporte facilement. C'est vrai. C'est vrai aussi que je ne me range pas facilement, manquerait plus que ça. Mais je persiste : je ne suis pas plus encombrant qu'un courant d'air. C'est dire.
En attendant que tout ça se retende , je devrais peut-être sourire comme un con (on dit sourire comme un gland mais je trouve qu'un con ça a plus l'air de sourire, c'est plus ouvert ),je devrais prendre mon mal en patience et décider de bâiller aux corneilles au lieu de noircir aux racines. Un jour mon prince viendra , un jour il me dira : "Hé, tout va bien, brother. Tu le sais bien le temps passe ce n'est rien ne pleure pas mon p'tit loup c'est la vie ne pleure pas everything's gonna be alright et tout"
Il sera dans le miroir et il aura ma gueule. Il me fera savoir que je n'ai pas à m'inquieter je le croirai enfin et je me calmerai enfin. Certainement.Et puis il ira voir ailleur parceque ça va un moment, de se causer dans la glace et de se considérer sous tous les angles comme un objet d'étude. Mais pour l'instant je garde le miroir et j'attends un signe.
Tout ça pour dire que je suis assez fatigué. J'ai l'impression. 03/09/2007Où d'Inde il est encore question...Hé, CINE LIVE ! Oui, le magazine ! Je vous lis tous les mois, mais là, c'est quoi ce bazar ?
La lecture d'une brève dans le nouveau numéro m'a fait soulever un sourcil (Jack Nicholson, imposteur, je le répète !).
On y annonce le sujet du prochain film de Danny Boyle (Trainspotting, The Beach, Sunshine...) . L'histoire se déroule à Mumbai, en Inde, où le tournage va démarrer sous peu.
Le film raconte les aventures d'un jeune Indien , issu des couches très pauvres de la population , qui va devenir milliardaire, en gagnant le gros lot à l'équivalent Indien de "Qui veut gagner des millions ? "
Comme le jeune homme en question est supposé n'avoir aucune éducation, les producteurs le soupçonnent d'avoir triché. Il va tenter de faire la preuve de sa bonne foi pour sortir enfin de sa condition , et en profiter pour retrouver l'amour de sa vie, belle jeune fille perdue de vue par les aléas de la vie.
Là où je ne comprends plus c'est que le magazine prétend que le scénario a été rédigé par Simon Beaufroy ...à partir d'un fait divers !
Ah ouais?
Ben c'est bizarre parcequ'il y a presqu'un an , je vous faisais part ici même de mon coup de coeur pour un premier roman écrit par un ancien diplomate Indien, Vikas Swarup. Le titre de ce livre est originellement " Q&A " , et sa traduction Française se nomme justement : 
...et ce livre , un bijou d'humour , d'ironie et d'émotion , raconte très précisément l'histoire évoquée plus-haut !
Alors de deux choses l'une : soit Ciné Live a un peu merdé sur l'info , peut être suite à un communiqué de presse trop vague. Soit le scénariste du film de Danny Boyle prétend réellement s'être inspiré d'une histoire vraie et là, forcément, il y a procès dans l'air... surtout que , sur la quatrième de couverture du roman, en édition Française, on annonçait fièrement que les droits du livre avaient été acquis par Steven Spielberg pour l'adaptation au cinéma !
Quelle que soit la réponse à mon interrogation , en tout cas une chose est sûre : L'annonce de Danny Boyle aux commandes me désole profondément. Parceque l'adaptation de ce vrai grand roman populaire mérite mieux qu'un traitement clippesque et hystérique , qui sont les grandes spécialités du réalisateur. Ce gars-là me semble manquer d'un sens de l'émerveillement, que Spielberg, aurait probablement mieux apporté à cette histoire et à ce tableau doux-amer de l'Inde d'aujourd'hui.
J'ai surtout peur que Boyle ne tente de se servir de cette épopée intime pour
"rendre- hommage-au-cinéma-de-Bollywood-qu'il-aime-tant et blablablabla..."
Déjà, parce que ce livre ne patauge pas dans les pailletes et la chorégraphie enthousiaste sur fond de sitar et de tambura, loin de là. Et puis, quitte à transformer le livre en délire Bollywoodien, alors , mieux vaudrait laisser le film se faire en Inde avec un réalisateur Indien.
Quoi qu'il en soit , au bénéfice du doute, espérons que Boyle sera inspiré et restera dans la tonalité à la fois réaliste et poétique du livre, ce qui est en soi une gageure.
En attendant, ne laissez pas un réalisateur branchouille faire du mal au livre lui-même . LISEZ CE ROMAN, nom de Dieu, avant qu'il ne soit trop tard :-) Vous verrez, c'est une merveille !
"Les extraordinaires aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire ", de Vikas Swarup est sorti en poche chez 10:18
(Heu en fait il est sorti il y a 2 semaines et il est déjà en réimpression) 02/09/2007KHALI MAAAA ... Ce weekend j'ai revu ça ...Vous savez, une vague histoire de gars avec un,chapeau , qui part à la recherche d'un vieux truc...
J'adore ce film. J'ai beau me prendre la tête pour un oui pour un non, à mes heures, j'adore me gaver de cinéma popcorn. Et cefilm-là, il est parfait pour moi : du ciné décomplexé, trépidant, généreux. Le genre de film dont on sort crevé, tellement ça n'arrête pas une seconde. Un film d'aventures familial, quoi. Sauf que celui-ci à , en plus le don de parler à mon côté sombre. Genre : repas hilarant à base de cervelles de singes en sorbet suivi de sacrifice humain à peine soutenable ...
Vous avez trouvé de quel film je cause, là, quand même, non ?
Bon. Eh bien je crois que ce métrage comporte l'une de mes scènes d'ouverture favorites. Ouais parceque, dans les films, s'il y a un moment que j'aime, c'est bien le moment ou... CA COMMENCE!!!! Et dans ce cas précis ... c'est simplement, à mes yeux, le bonheur absolu :)
Logo Paramount. Musique menaçante...
Puis la montagne du logo se transforme...on se rend compte que c'est un relief gravé dans le métal d'un énorme gong.
Un maillet entre dans le champ, frappant le gong , et dans le fracas, la caméra recule pour nous faire découvrir la scène d'un cabaret de Shangaï dans les années 30. La scène est ornée d'un dragon de carton-pâte. La musique menaçante fait place à des choeurs sucrés et féériques dignes d'un vieux Disney...
De la bouche du dragon émerge une chanteuse : 
S'en suit un numéro musical Hollywoodien comme on n'en voit plus depuis les années 50, avec claquettes et paillettes, totalement improbable, décalé , une extravaganza pleine de faux raccord volontaires, en plus !
En le revoyant, d'ailleurs, on peut arriver à la conclusion que ce numéro ne peut se dérouler, en réalité que dans les rêves de la chanteuse . Elle est paumée dans un cabaret mal fammé de Shangaï, et la moitié de la chorégraphie a lieu, si on fait bien attention, derrière le décor, donc totalement hors de la vue des spectateurs.
Quoi qu'il en soit, "Anything Goes ", de Cole Porter , en Chinois, moi, rien à faire, j'adore :)
Et c'est ce qui m'a donné envie de réécouter une version Anglaise de ce classique de la comédie musicale deBroadway. C'est alors que je me suis souvenu du coffret "Ella Fitzgerald: The Cole Porter Songbook ". J'avais même oublié que je possédais ce disque. Mais du coup j'ai réécouté la version d'Ella de "Anything goes "...et là...wow...les poils qui se dressent.
Et voilà comment en une soirée je suis retombé dans Spielberg...mais aussi dans Ella Fitzgerald et dans Cole Porter. Pour les deux derniers j'ai vraiment envie d'en savoir plus sur leur oeuvre et leur vie.
J'ai bien l'intention de tout (re)voir , tout écouter, et tout lire!
Comme quoi un divertissement du samedi soir peut parfois vous ouvrir de nouveaux horizons !
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