Réfugié dans un coin
et observant de loin
la foule qui onduuuuuuuuu
leuh.

26/05/2007

26/05/07 - 20:28

Food, glorious food !

Je travaillais aujourd'hui. Et à l'heure de ma pause déjeuner , j'ai eu envie d'une de ces énormes et délicieuses salades composées, proposées par un restaurant proche de ma librairie. Je m'y rendis, donc, la joie au coeur (bref, j'allais bouffer enfin et j'espérais bien que cette fois le service ne soit pas trop lent.)


Sitôt arrivé , je constatai avec ravissement que deux de mes collègues avaient eu la même idée (putain, fait chier). Ils m'invitèrent à m'asseoir à leur table.

Comme j'avais bien potassé le manuel intitulé "OSEZ VOUS AFFIRMER " et que j'avais appris à dire : "NON, je préfère rester seul, et finir mon repas à deux doigts de l'écoeurement à cause de la lecture de deux chapitres gore de mon thriller sordide ", je les rejoignis de bon coeur (Font chier de me trouver sympa, ces connards de libraires)


Mes deux amis commandèrent chacun une pizza , et pour ma part je ne déviai pas d'un pouce : j'avais envie de fraîcheur. La salade-composée de mes rêves me tendait les bras , là, sur la carte. Un truc hallucinant et pantagruélique avec de la salade (c'est déjà une base pour une salade) , de l'aubergine, des morceaux d'agrumes, des copaux de parmesan ,du poulet en fines lamelles, et, comble de la raffinerie ...un "sorbet au basilic" . C'est vachement tendance, ces glaces salées, il semblerait. J'ai vu un reportage dans le JT de Jean-Pierre Pernod.



Les plats ne tardèrent pas à arriver. Bien qu'un peu envieux des gigantesques tranches de chorizo encore grésillant déposées sur la pizza de mon voisin , je m'attaquai avec respect à mon assiette, ce délice des sens d'un vert paradisiaque, parsemé de poivrons frits et d'aubergine arrosée d'huile d'olive , de volaille mordorée, saupoudré de tranches d'orange et de pamplemousse rose. Quant au fameux sorbet au basilic, ce fut pour moi un vrai choc esthétique. Je le fis d'ailleurs immédiatement goûter à mes deux collègues.


Entre deux coups de fourchette, nos papilles plongées en pleine extase, la conversation ne tarda pas à dériver vers nos espoirs, nos rêves, la somme que nous allions dépenser ici (Look at my hopes, look at my dreams. The currency we've spent )
Et sur la couverture du nouveau TÊTU , et son dossier exclusif : "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sperme "


Devant le dernier monticule de salade mélangée qui restait sur un coin de mon assiette, je décidai de pousser sur le côté une feuille un peu plus longue que les autres, qui allait nécessiter d'être coupée en deux , sous peine de ne pas entrer d'un coup dans ma bouche, et de maculer ma sublîme chemise rayée d'une pluie de micro-tâches de sauce. Je m'exécutai, d'un coup de fourchette, et c'est alors que...




Mes yeux s'agrandirent. Ma bouche laissa échapper un : "OOOOOH, Mon Dieu...."



Un silence tomba sur la table. Mes collègues se fixèrent sur mon assiette, alors que je repoussai, traumatisé, sur le côté gauche de celle-ci ... quelque chose de long et vert, définitivement plus croustillant qu'une feuille de salade. Avec des ailes nervurées.




J'avais eu droit au supplément-viande.




Une sauterelle, mesdames-messieurs, une monstrueuse sauterelle ENTIERE , de la longueur de mon index , avait été cuisinée avec ma salade.
Et vu qu'elle était du même vert exactement que les jeunes pousses , et luisante de vinaigrette, j'avais été à deux doigts de la BOUFFER !!!!!

(photo non contractuelle)







Inutile de dire que je n'ai pas payé mon plat et qu'un café m'a été offert. ("App-pplez moi le directeur...") La super-manageuse en tailleur greige-beige et chignon-gnon, m'expliqua que ceci était inexplicable.

La salade arrivait en sachets emballés sous vide d'air, directement d'un maraîcher de Seine-et-Marne trié sur le vollet. (Ils avaient étés obligés d'en changer récemment car les salades de son prédécesseur avaient la fâcheuse tendance à être garnies de moucherons minuscules). Je me tus et j'appris.


Je me coucherai moins idiot ce soir. Maintenant , je sais quelle sorte de sauterelles vertes géantes on peut croiser en Seine-et-Marne.










Bon appétit, bien sûr.

commentaires

26/05/07 - 21:18

Désolé pour ta rencontre insolite !

Mais j'ai mangé en Thaïlande des sauterelles (criquets) caramélisées salées ! des fourmis aussi ! Tout ça ce sont d'excellentes protéines naturelles et sans ajout d'hormones de croissance !

Du bio de premier choix !

26/05/07 - 21:25

Oui mais heu... là c'était , comment dire, mal venu :)

26/05/07 - 21:32

Ps: c'est beau : Ormegris, comme pseudo :)

26/05/07 - 22:03

Cet après midi, j'ai bien aperçu une souris courir dans un hypermarché au milieu des rayons !

Puis, lors d'un voyage en Chine, j'ai mangé ;
- du chien
- du serpent
- des sauterelles
....
et j'ai survécu

26/05/07 - 22:05

Oui mais heu... là c'était , comment dire, mal venu :)

26/05/07 - 23:16

Il m'était arrivé une aventure analogue mais avec dans la salade, dans le rôle du ton-sur-ton, une grosse chenille verte.

Mais comme je n'avais pas potassé "Osez vous affirmer", j'ai payé gentiment mon repas.
La brasserie (toulousaine) a cependant fermé quelques mois après.

27/05/07 - 00:35

Bon, pour finir, t'en as fait quoi?
Tu l'as faite empaillée et tu vas la montrer à tous tes invités comme on montre ses calculs rénaux soigneusement conservés dans leur fiole en plastique? ^^

27/05/07 - 00:40

Je suis fière de vous !!!

Enfin vous vous affirmez !!!

Cela mérite un bisou !

27/05/07 - 14:12

Je ne sais pas comment vous avez fait mais, à votre place, je serais tombé en syncope !

28/05/07 - 10:49

Au moins c'était pas de la salade en plastique, c'est la nature quoi... :o)

04/06/07 - 12:04

Rigolo :)

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