Réfugié dans un coin
et observant de loin
la foule qui onduuuuuuuuu
leuh.

24/09/2007

24/09/07 - 19:52

THE GOOD THE BAD AND THE UGLY.

Le beau, le laid et le vraiment moche. (Part 2)

Le laid, c'est la laideur d'âme de certaine personnes. C'est quand vous vous trouvez face à une vendeuse quarantenaire dans la boutique où vous êtes venu acheter quelque chose dont vous avez besoin. Vous ne pouvez pas y couper, c'est nécessaire. La vendeuse (car vous avez du mal à déceler une personne derrière la fonction "vente" ) est blonde à cheveux longs. Et bronzée jusqu'à l'épouvante. Avec deux yeux d'un bleu glacial. C'est ça. Elle a de grands yeux bleus clairs dans lequel vous cherchez l'éclair alors que n'y passent que des dollars. Elle vous sort machinalement les articles pour lesquels elle touche la plus grosse commission. Elle vous récite un argumentaire issu directement de la plaquette de présentation du produit. Vous ne savez même plus trop pourquoi vous êtes entré ici précisément. Puis vous vous enquérez du prix parceque c'est la fin du mois.

Et là, la Chose soupire ostensiblement. Un réflexe lui fait ramener le produit vers elle, alors qu'elle vous l'avait quasiment mis dans le sac à dos une minute avant. Vous vous sentez mal parceque , prévisiblement, c'est trop cher. Et vous ne pouvez pas vous empêcher de l'exprimer tout haut. Vous dîtes, embarassé : "Hum...ah oui...je...je ne voyais pas ça aussi cher... je...je sais pas si...si j'ai assez sur moi, en fait. " Vous regardez dans votre portefeuille et en effet. Vous n'avez pas assez. Et ça se voit sur votre visage.

La Chose plisse les yeux et repose l'article sur l'étagère. Sa com' vient de lui passer sous le nez et désormais elle vous méprise. Vous savez dans quelle catégorie elle vous a rangé vu que vous êtes vous-même vendeur à vos heures perdues. Pour vous, cependant, le calvaire n'est pas terminé puisqu'il vous faut encore trouver le moyen de prendre congé sans vous humilier totalement. Et là, vous vous entendez prononcer la phrase que vous avez entendu des centaines de milliers de fois de la part de vos clients à vous...

"Heu...bien...je vais revenir. "
Vous savez, et elle sait aussi , que vous n'allez définitivement pas "revenir"...

La Chose vous sourit mécaniquement. Son sourire de lampe à U.V vous transperce. Tandis que vous reculez vers la sortie... cette Salope se permet ce que JAMAIS vous n'infilgez à vos clients :
Sur un ton mielleux et excédé , elle sussure alors que vous franchissez la porte :

"Alors...à tout-à l'heure.... :-))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))) "


commentaires

24/09/07 - 20:34

« Bronzée jusqu'à l'épouvante »
MisterBlue, souvent imité, jamais égalé.

Reconnaissez que sa pointe ironique est excellente.
C'est dur, hein, de ne plus dire "je vais revenir" ou même "je vais réfléchir" alors que c'est tout réfléchi ?

24/09/07 - 21:05

Non, quand on a affaire a quelqu'un qui ne peut pas se payer le produit en question, on ne fait pas d'ironie. C'est une question d'éthique.

24/09/07 - 22:41


Oui. Mais vous avez commis l'impair de dire "Je reviendrai". Intuitivement, la Chose Épouvantable a senti que ce n'était pas digne de vous :-)

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