A voir absolument !
(Pour ceux qui aiment pas lire les textes trop longs, y'a un lien vers le bas de l'article, qui vous permettra de... )
Je viens de me re-retaper un des films les plus space que j'aie jamais vu, et du coup j'ai envie de vous en parler. Ca s'appelle RAVENOUS (traduit en Français par: VORACE), réalisé en 1999 par Antonia Bird. Chaque fois que je le revois je me reprends la même claque : Mais d'OU il sort, ce film ???
Bien que produit par la Fox, ce truc ne ressemble à rien d'autre. C'est ça, c'est un film pour les gens qui ont envie de voir AUTRE CHOSE.
Alors ça commence comme un western. (QUOI??? Il nous conseille des westerns, maintenant, le Bleu? Et puis c'est quoi ce bordel, un western réalisé par une meuf ?) BEN NON, c'est pas un western. Ca se passe pendant la guerre de cessession, y'a bel et bien des chevaux et des chapeaux, et même des indiens (pas de cowboys qui s'enculent, celà-dit, désolé) mais ça s'arrête là.
Un jeune gradé de l'armée Sudiste (Guy Pearce) est récompensé pour sa bravoure. Mais ses superieurs, ayant appris qu'en guise de fait de guerre héroïque, il a, en réalité, fait preuve d'une lacheté absolue, ils lui réservent, en plus de sa médaille, une "promotion".
Une mutation destinée à l'éloigner, et surtout, lui empoisonner la vie. Il débarque donc un beau jour, sur le dos d'un vieux cheval rhumatisant, dans un fort délabré, minuscule garnison de quelques âmes, perdue au milieu des rocheuses enneigées. Le paysage est sublîme, certes, mais les "soldats" qu'il y trouve sont soit en pré-retraite, soit alcooliques, soit demeurés. Il y a aussi la tête brûlée de service, plus que prêt à affronter le danger. Quite à le créer. Ainsi qu'une espèce d'aide de camp, une vieille Indienne muette. A peine a-t-il le temps de se demander où il est tombé, et de commencer à déprimer, qu'une chose curieuse leur arrive, en pleine nuit. Un étranger apparaît, dans un état lamentable, et s'écroule devant la porte du fort. Il finit par implorer leur aide, et par leur raconter le cauchemar absolu dont il est le seul survivant...
Je peux vraiment pas vous en dire plus.
Sachez simplement qu'à partir de là, le film va partir en live, slalomant entre paysages majestueux en Cinémascope et recoins crades, légendes indiennes, burlesque pur mêlé à des visions d'horreur, poursuites haletantes, moments d'apesanteur poétique suivis de chocs d'une violence rare. J'ai beau revoir ce film, je n'arrive pas à comprendre comment le dosage des divers ingrédients a été possible. Pourquoi on flippe sa race au sujet d'un truc qui nous a fait marrer deux minutes avant ?
Pourquoi on s'attache à des gens cons et lâches. Pourquoi le devenir d'un personnage plus que secondaire nous importe-t-il subitement tant que ça? Pourquoi une scène d'attente interminable nous semble passer en un clin d'oeil ?
Et on finit le film sur les rotules, et on a du mal à se sortir de la tonalité étrange et décalée dans laquelle celui-ci nous a fait mariner pendant une heure quarante.
Moi j'appelle juste ça un chef d'oeuvre. Méconnu, certes, mais bon, et alors ?
Bon, alors, pour vous donner envie de louer ce film, ou d'acheter le dvd, plutôt que de vous coller une affiche ou une bande-annonce , je me suis dit que j'allais vous faire écouter ça : Trois extraits de la bande originale. Rien qu'avec ça vous aurez une idée de la bizarrerie de l'ensemble. Déjà, fallait y penser, à faire bosser ensemble ces deux compositeurs-là. D'une part Michael Nyman, un grand nom de la musique contemporaine, habitué des répétitions de la musique sérielle, et qui a souvent composé pour le cinéma (La leçon de piano est un des exemples les plus connus, mais aussi la plupart des films de Peter Greenaway). D'autre part Damon Albarn (BLUR, GORILLAZ), qui fait joujou avec les sonorités ethniques charcutées à coups de samplers.
Le réultat est simplement unique.
->[www]
Vous trouvez ça zarbi ?
Eh ben le film est exactement comme ça.
Bon watchage !
31/01/08 - 16:41
Je connais !
Il est excellent ! ^^
L'art de s'attribuer la force d'autrui hihi :0)
graveyardkid